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Procès du meurtre de Lola : qui est Dahbia Benkired, l'accusée de 27 ans interrogée ce mercredi à la cour d’assises ?

Au quatrième jour du procès du meurtre de Lola, l'accusée Dahbia Benkired, jugée pour avoir tué et violé Lola le 14 octobre 2022 à Paris, est interrogée ce mercredi devant la cour d'assises de Paris. Cette Algérienne de 27 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

Le procès du meurtre de Lola, jeune collégienne de 12 ans dont le corps a été retrouvé caché dans une malle dans un hall d'immeuble du 19e arrondissement de Paris, arrive ce mercredi 22 octobre à son quatrième jour. Au cours de celui-ci, c'est sa meurtrière présumée Dahbia Benkired qui doit être interrogée par la cour d'assises de la capitale. 

La jeune femme de 27 ans, qui a globalement reconnu les faits lors des auditions, mais avec des explications changeantes, est poursuivie pour «meurtre d’un mineur de 15 ans, et de viol commis sur un mineur avec torture ou acte de barbarie». Des faits commis le 14 octobre 2022 à Paris. 

Elle avait été mise en examen dans le cadre de cette procédure et placée en détention à la prison pour femmes de Fresnes, à l'isolement pour éviter les contacts avec d'autres détenues. Néanmoins, le profil de cette femme pose question.

Une OQTF à son encontre, mais non notifiée

Dahbia Benkired est décrite comme une sans domicile fixe, née en Algérie en 1998. L'accusée est arrivée légalement en France en 2016. Elle a déclaré aux enquêteurs, lors de son audition, qu'elle souhaitait rejoindre la France pour obtenir un CAP en restauration, ce qui lui a permis d'avoir un visa étudiant.

Alors qu’elle ne possédait plus de titre de séjour, elle a été arrêtée le 21 août 2022 par la police aux frontières de l’aéroport d’Orly. Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avait été émise à son encontre par la préfecture de police, mais celle-ci ne lui avait pas été notifiée lors du contrôle de son identité, avait appris CNEWS à l'époque des faits (la notification se fait à l’oral, par un policier ou un interprète). Le document n’avait donc aucune valeur juridique et administrative pour la contraindre à partir de France.

Jusque-là, Dahbia Benkired n’était pas connue des services de police. Elle ferait en revanche partie des victimes de violences conjugales depuis 2018. 

Sa sœur résidait dans le même immeuble que Lola. Il est avancé que le refus des parents de la collégienne de fournir à l'accusée un pass pour y entrer (le père était gardien du bâtiment) serait à l’origine de cet acte ignoble. La suspecte aurait abordé ce mobile, avant de se rétracter.

L’experte légiste ayant autopsié le corps de Lola a été entendue au procès lundi, confirmant la mort par asphyxie mécanique de la jeune fille de 12 ans. Selon elle, le visage de la victime était «complètement recouvert de scotch, le nez et la bouche étaient complètement obstrués par le scotch».

L’experte a indiqué également avoir observé «une grande plaie profonde au niveau du visage» de Lola. Au total, la médecin légiste a constaté «38 plaies» dans le dos de la jeune fille.

DES TROUBLES PSYCHIQUES ?

Après les faits, des expertises psychologiques et psychiatriques ont été réalisées pour comprendre davantage la personnalité de Dahbia Benkired. Mais c'est la découverte de vidéos Tiktok tournées quelques jours avant le drame qui ont intrigué les psychologues.

En effet, les réseaux sociaux ont révélé des premiers éléments d'informations, même s'ils sont difficiles à interpréter. Sur des vidéos publiées sur son compte TikTok, la meurtrière présumée se filme comme beaucoup de jeunes femmes de son âge et semble adopter un comportement loin des détails donnés par certains témoins la décrivant comme marginale.

Pour le psychiatre Samuel Lepaster, Dahbia Benkired «n'est ni une sociopathe, ni une psychopathe». D'ailleurs, comme l'avait fait remarquer ce médecin à l'antenne de CNEWS en octobre 2022, le casier judiciaire de la jeune femme est vierge. «Il faut plutôt pencher vers l'hypothèse de la schizophrénie avec des éléments paranoïaques évidents», avançait à l'époque l'expert.

Interrogée lundi par le président, Dahbia Benkired a affirmé qu’elle voulait «laisser le corps de Lola quelque part et partir». «Je ne voulais pas enterrer le corps. Je voulais juste m’en débarrasser, le laisser quelque part et partir», a-t-elle raconté. Depuis son box, l’accusée a dit savoir «que j’ai tué un bébé, un ange. Au jour d’aujourd’hui, elle doit être au paradis».

Dans ce dossier, Dahbia Benkired est mise en examen pour meurtre et viol aggravé. Elle avait été placée en détention provisoire à la prison de Fresnes. Le juge des libertés disait craindre un «risque sérieux de récidive».

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