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Le Parlement valide la nomination de Marie-Ange Debon à la tête de La Poste

Marie-Ange Debon succède à Philippe Wahl à la présidence du conseil d'administration de La Poste. [© ERIC PIERMONT / AFP]

L'actuelle présidente de Keolis, Marie-Ange Debon, s'apprête à devenir la première femme à la tête de La Poste. Sa nomination a été validée par le Parlement, ce mardi 21 octobre.

Un choix attendu. Proposée par l'Elysée, Marie-Ange Debon a été faite PDG de La Poste ce mardi par le Parlement. Elle a notamment promis de «construite autour de la confiance».

Cette décision a été validée à l'issue d'un vote contrasté : elle a recueilli 33 votes pour, 36 contre, et 8 votes blancs ou nuls. Elle accède donc à ce poste en vertu du fait que la somme des votes négatifs exprimés ne représente pas les trois cinquièmes des suffrages. Il reste encore une dernière étape avant l'officialisation : que ce choix soit entériné par décret au Journal officiel.

Dialogue et transparence 

«Je suis une convaincue de la transparence, du dialogue et du collectif», a notamment fait savoir cette diplômée d'HEC et de l'ENA. Patronne depuis août 2020 de Keolis, filiale de la SNCF spécialisée dans les transports publics, elle est, à l'âge de 60 ans, passée au gril des commissions des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale. 

Elle aura notamment comme lourde tâche de maintenir financièrement à flot un groupe employant 230.000 postiers et soumis à une crise dû à la baisse drastique des volumes de courrier, depuis plusieurs années.

L'entreprise aux 34,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024 souffre également de la «sous-compensation» de ses missions de service public comme la distribution du courrier et de la presse, l'aménagement du territoire ou encore l'accessibilité bancaire par l'Etat, qui "«pèse sur ses capacités à investir sur de nouveaux métiers», comme l'a rappelé Marie-Ange Debon. Elle y voit là le «premier défi» qu'elle aura à relever.

Le partenariat avec Temu au centre des débats

Elle explique même que la réussite des diverses missions auxquelles elle fera face est «une question de survie à court ou moyen terme» pour l'entreprise. «Il faudra travailler dans le temps à la fois pour voir comment on peut améliorer les compensations», a-t-elle poursuivi, n'oubliant pas le rôle des parlementaires lors des débats sur le budget «où il semble que les compensations» vont encore diminuer.

L'un des sujets brûlants auquel Marie-Ange Debon a déjà été confronté est le partenariat récemment signé entre La Poste et Temu, célèbre plate-forme chinoise. Elle a notamment souligné que ce partenariat prolongeait un accord existant par souci de «visibilité». Elle défend également ce lien en rappelant qu'«à peu près un tiers des produits industriels en Europe viennent de Chine».

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