Mercredi, un homme de 28 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse, pour avoir porté, cet été, un maillot de l’équipe d’Allemagne de football orné de l’inscription «arracheur 2 kippa».
Il était déjà connu de la justice. Mercredi, un homme de 28 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse, à six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, 140 heures de travaux d'intérêt général pour une association ou une collectivité, ainsi qu'une obligation de travail et une indemnisation de 1.800 € à verser à chacune des cinq associations qui s'étaient portées partie civile, soit 9.000€ en tout.
Et pour cause : il est accusé d'avoir porté un maillot de l’équipe d’Allemagne de football portant l’inscription «Arracheur 2 kippa», l'été dernier, à Toulouse.
«C'est encore un dossier sur la tête des juifs. Et les Français juifs en ont plein le dos d'être toujours, malgré eux, au cœur de ce type de triste actualité», a déploré Maitre Jacques Samuel, avocat d'associations juives de Toulouse, au micro de CNEWS.
«on est dans cette logique de banalisation du mal»
Mercredi, l'accusé s'est présenté à la barre sans avocat, en avançant des excuses. «Le flocage, c'était pour faire rire, ce sont des blagues qui marchent sur les réseaux. Vraiment, c'était une bêtise», a-t-il estimé.
Mais ses propos n'ont pas convaincu. «Quand on a ce type de t-shirt, dans ce type de contexte, où on veut affirmer qu'on est un délinquant, puisqu'on veut arracher des kippas, on est dans cette logique de banalisation du mal. On est avant tout dans une forme de petite impunité», a expliqué Maitre Marc Sztulman, avocat du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Midi-Pyrénées et de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme).
«Je renouvelle l'intention pour mon institution de ne rien laisser passer et de poursuivre à chaque fois que c'est identifié ou à chaque fois que c'est possible, tous ceux qui, de près ou de loin, enfreignent les lois sur des questions de haine du juif, d'antisémitisme ou autres», a déclaré Franck Touboul, président du Crif Midi-Pyrénées.
Déjà connu de la justice pour sept condamnations, le prévenu a été condamné à une peine de 6 mois avec sursis probatoire de 2 ans, à payer aussi et en tout 9.000 euros aux associations parties civiles.