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Vol au Louvre : mère de famille, cambrioleur récidiviste... Ce que l'on sait des deux individus mis en examen

Deux semaines après le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre, deux nouvelles personnes ont été mises en examen. Il s'agit d'un homme de 37 ans, soupçonné d'être un des quatre membres du commando ayant dérobé les joyaux, et de sa compagne de 38 ans.

L'étau se resserre. Deux personnes, âgées de 37 ans et 38 ans, interpellées mercredi avec trois autres suspects dans l’enquête sur le casse du Louvre, ont été mises en examen. 

Le premier mis en cause, «connu de l’autorité judiciaire notamment pour des faits de vol», a été mis en examen pour «vols en bande organisée» et «association de malfaiteurs en vue de la préparation du crime de vol en bande organisée». 

Le casier de ce dernier porte «mention de 11 condamnations, dont une dizaine déjà pour des faits de vol» significatifs, a indiqué la procureure de la République de Paris Laure Beccuau ce dimanche matin sur Franceinfo. Il est incarcéré provisoirement en l’attente d’un débat différé «qui aura lieu dans les prochains jours», a précisé la magistrate.

Une mère de famille poursuivie pour complicité

La deuxième personne est une femme de 38 ans et n'est autre que la compagne du premier suspect. Domiciliée à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), la jeune femme a été mise en examen pour «complicité de vol commis en bande organisée» et «association de malfaiteurs en vue de la préparation du crime de vol en bande organisée». Elle a été placée en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet. 

Interrogé pendant leur garde à vue, le couple qui a «des enfants ensemble», a «contesté toute implication» dans le vol, a expliqué la procureure de Paris en précisant que l'homme s'était «refusé à toute déclaration».

Les trois autres suspects remis en liberté 

Le couple a été interpellé après la découverte d'ADN leur appartenant dans la nacelle du monte-charge utilisé lors du cambriolage. Si celles de l'homme «sont importantes», pour celles de la femme, les enquêteurs se demandent s'il s'agit d'«ADN de transfert», c'est-à-dire «déposé sur quelqu'un, sur un objet, qui est ensuite redéposé dans la nacelle». 

«Tout ça méritera d'être investigué» a souligné la magistrate, ajoutant que les profils ne correspondent pas à ceux «que généralement on associe au spectre de la criminalité organisée».

Pour l'heure, les gardes à vue de trois autres suspects ont été levées et ceux-ci ont donc été remis en liberté. Laure Beccuau a par ailleurs évoqué de possibles autres complices, mentionnant l'emploi de «véhicules relais». Les bijoux volés restent eux toujours introuvables.

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