Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est revenu sur l'assassinat d'un autre frère d'Amine Kessaci, Mehdi Kessaci, tué la semaine dernière à Marseille (Bouches-du-Rhône). «C'est un point de bascule, un crime d'intimidation», a-t-il dénoncé.
A la sortie d’une réunion sur le narcotrafic, notamment sur la situation à Marseille, Laurent Nuñez est revenu sur l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste Amine Kessaci, tué jeudi dernier dans la cité phocéenne. Le ministre de l’Intérieur a dénoncé «un crime d’intimidation» qui constitue selon lui «un point de bascule».
Lors de sa prise de parole, le ministre de l’Intérieur s’est félicité de l’action «très efficace» du gouvernement à Marseille, qui porte «des coups très durs au trafic». «Les trafiquants sont de plus en plus à cran», a-t-il ajouté.
Frère d’Amine Kessaci assassiné à Marseille : «Ce meurtre, préparé, est inédit. C’est un véritable point de bascule», affirme Laurent Nuñez pic.twitter.com/W7agNsVGy3
— CNEWS (@CNEWS) November 18, 2025
Un déplacement prévu jeudi
Dénonçant «les mafias marseillaises», le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'il se rendrait, avec le ministre de la Justice Gérald Darmanin, dès ce jeudi à Marseille à la demande d'Emmanuel Macron, qui leur a enjoint «d'amplifier» la lutte contre les narcotrafiquants.
Le chef de l'Etat réunira de nouveau les acteurs de la lutte contre les trafics de drogue «mi-décembre» à l'Elysée puis se «rendra lui-même sur place à Marseille"» a complété Laurent Nuñez.