Les députés du groupe Horizons, le parti d’Edouard Philippe, oscillent entre l’abstention et le rejet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui fait son retour à l’Assemblée nationale ce mardi pour une seconde lecture.
L’heure est à l’hésitation, y compris au sein du socle commun. Alors que le projet de loi de financement de la Sécurité social (PLFSS) fait son retour à l’Assemblée nationale, les députés Horizons semblent encore soucieux de la suite à donner à ce texte.
En séance publique, les parlementaires reprendront le texte en partant de la copie du Sénat. En première lecture, les députés n'avaient pas réussi à terminer l'examen dans les délais impartis, mais avaient étudié l'essentiel du texte, avec une copie finale qui, selon le gouvernement, portait le déficit de la Sécurité sociale à 24 milliards d'euros de déficit, contre 17,5 milliards dans le texte initial, et 23 milliards en 2025.
D’importantes lignes rouges
Ce mardi, Paul Christophe, président du groupe Horizons au Palais-Bourbon, a déploré un texte qui «ne propose pas de réduction du déficit», mais qui se «repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction des dépenses». Au regard de ces «trois critères», le député du Nord a considéré que le vote de son groupe oscillerait «entre l’abstention et un vote défavorable».
«Regardez la trajectoire déficitaire du texte entre 20 et 23 milliards et on sait très bien que dans l'exécution on ira beaucoup plus loin. Ce n'est pas soutenable», a ajouté l’ancien ministre des Solidarités et de l’Autonomie.
Une position partagée de surcroît par Edouard Philippe, président du parti Horizons. «On ne peut pas voter pour», a affirmé l’ancien Premier ministre ce mardi, comme l'a appris CNEWS, confirmant une information du Figaro.