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Michel Barnier : un an après sa chute, comment l'ex-Premier ministre est-il resté dans le jeu politique ?

A la suite de sa censure en 2024, Michel Barnier est resté dans la sphère politique. [REUTERS/Stephane Mahe]

Le 4 décembre 2024, l’Assemblée nationale adoptait une motion de censure contre Michel Barnier. Un an plus tard, l’ancien Premier ministre a su retrouver sa place dans l’espace politique actuel, faisant même son retour au Palais Bourbon. 

Il y a un an jour pour jour, Michel Barnier devenait le deuxième Premier ministre de la Ve République à être censuré par l’Assemblée nationale. En effet, l’ancien commissaire européen, connu pour ses talents de négociateur, n’avait pas réussi à faire adopter un budget. 

Celui-ci avait alors eu recours à l’article 49.3 pour tenter de faire adopter les textes sans le vote de la représentation nationale. A la suite de cette censure, l’homme qui succédé à Gabriel Attal n’a pas décidé pour autant de se mettre en retrait de la vie politique.

Un retour au Palais-Bourbon 

Censuré par l’Assemblée nationale, Michel Barnier a pourtant décidé d’y faire son retour, sur les bancs cette fois-ci. Le Savoyard s’est alors présenté à l’élection législative partielle de la seconde circonscription de Paris. 

Un scrutin à haut risque pour Les Républicains, sa formation politique, en raison de la candidature de Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement de Paris. 

Investi par son parti, Michel Barnier a finalement été le seul représentant de la droite et du centre, à la suite du retrait de Rachida Dati. L’ancien ministre et locataire de Matignon avait remporté cette élection au second tour face à Frédérique Bredin, ancienne ministre de François Mitterrand, récoltant 62% des voix. 

Michel Barnier a ainsi retrouvé l’Assemblée nationale, redevenant député, une fonction qu’il avait déjà occupé de 1978 à 1993. 

Un «conclave» pour 2027

Toujours présent dans le jeu politique, Michel Barnier entend désormais peser sur la prochaine élection présidentielle. Le 17 novembre dernier, l’ancien Premier ministre a défendu lundi le principe d'un «conclave» réunissant les responsables de la droite et du centre pour désigner un candidat commun à la présidentielle, plutôt que des primaires. 

«Il y a très peu de temps entre les élections municipales, sénatoriales et l'élection présidentielle et, pour préparer un candidat, pour le décider, pour le désigner et pour qu'il puisse faire campagne, il faut du temps», a argumenté Michel Barnier.

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