Le président du Rassemblement national Jordan Bardella s'est dit favorable à la réouverture de maisons closes et en fait «un sujet de sécurité».
La réouverture de maisons closes, tenues par les prostituées, «est un sujet de sécurité» pour le président du Rassemblement national Jordan Bardella, qui soutient donc cette idée avancée en début de semaine par un député de son parti.
«Je pense que des lieux clos c'est toujours mieux que des taudis dans le Bois de Boulogne», a déclaré Jordan Bardella dans l'émission «Quelle Epoque!» diffusée sur France 2 dans la nuit de samedi à dimanche.
Des «coopératives» gérées par les prostituées
Le numéro un du RN a ainsi défendu la proposition du député Jean-Philippe Tanguy, qui plaide pour le retour des maisons closes (fermées en France après la Seconde Guerre mondiale) sous la forme de «coopératives» gérées par les prostituées elles-mêmes.
Une démarche à rebours de la dernière loi sur le sujet, qui a notamment instauré en 2016 la pénalisation des clients, passibles depuis d'amendes voire de prison.
«On ne peut pas dire que le bilan ait été extrêmement positif», a souligné Jordan Bardella, dénonçant «une hypocrisie sur le sujet». «On peut mettre en place des lieux clos qui soient sécurisés, pour éviter que cette activité, qui de toute manière existe quoi qu'on fasse, se déroule dans des conditions insalubres et d'insécurité qui sont extrêmes. C'est un sujet de sécurité pour moi», a-t-il insisté.
Opposé à la création d'une aide à mourir
Le chef de file de l'extrême droite a également été interrogé sur un autre thème sociétal sensible : la fin de vie, sur laquelle il a redit son opposition à la création d'une aide à mourir et son soutien au développement des soins palliatifs.
«J'assume d'avoir sur ce sujet un positionnement qui, d'après les sondages, diverge un peu de l'opinion majoritaire», mais «je pense que le soin palliatif est ce qui permet précisément d'accompagner la fin sans chercher à l'accélérer», a-t-il expliqué.
«Une société se grandit à la façon dont elle accompagne les gens qui sont dans la difficulté et non pas à la façon dont elle accélère la fin pour des raisons qui sont bien souvent économiques», a-t-il ajouté, affirmant que «pour des raisons financières on n'a pas voulu développer le soin palliatif dans notre pays».