Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray sont attendus ce lundi au collège Champollion, à Dijon, après qu'un incendie, vraisemblablement criminel, a ravagé une partie de l'établissement scolaire samedi. Le collège, de son côté, s'organise pour la reprise des cours.
Dijon reste sous le choc. Ce lundi matin, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, accompagné de Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, sont attendus à Dijon (Côte-d'Or), deux jours après que le collège Champollion a été ravagé par un incendie dans la nuit de vendredi à samedi. Un point sur l'enquête avec le Procureur, le préfet et les services en charge du dossier sera également fait en présence des deux membres du gouvernement.
Le collège, qui compte 490 élèves, s'organise de son côté, afin de les prendre en charge au mieux. Deux cellules d'écoute psychologiques seront mises en place pour accueillir les élèves dès 9h ce lundi, puis, à partir de mardi, un accueil «minimum» sera organisé sur un autre site pour les élèves de 6e et de 5e qui ne peuvent pas rester chez eux. Les cours reprendront à distance jeudi et vendredi, avant les vacances scolaires, car l'établissement reste dans l'incapacité d'accueillir les collégiens en présentiel.
«Les journées de lundi, mardi et mercredi seront consacrées à l'écoute et à la prise en charge psychologique des élèves et des membres de la communauté éducative du collège», ont en ce sens indiqué la préfecture de Côte-d'Or, le conseil départemental, le rectorat et la ville de Dijon dans un communiqué commun.
Un probable lien avec le narcotrafic
Le procureur de Dijon a déclaré que l'incendie, qui a provoqué d'importants dégâts dans l'un des bâtiments du collège, situé dans le quartier des Grésilles, serait «vraisemblablement criminel». Plusieurs responsables politiques locaux ont également estimé qu'un lien pouvait exister entre cet incident et le récent travail des forces de l'ordre, pour mettre un terme au trafic de drogue qui sévit dans le quartier.
Ces dernières années, la sécurité autour du collège Champollion s'est drastiquement dégradée. Fusillade en pleine journée, tirs de mortiers, ou encore point de deal aux abords du bâtiment, le syndicat Snes-FSU de Dijon a tiré ce dimanche la sonnette d'alarme quant aux conditions de travail du personnel de l'établissement scolaire et de ses élèves.
Pour ce qui est de l'organisation à partir de janvier, elle doit encore être déterminée «dans les prochains jours». Le président du conseil départemental François Sauvadet a souligné que «plusieurs mois de travaux» seraient nécessaires pour remettre le bâtiment en état de fonctionnement, avec pour objectif d'être prêt pour la rentrée de septembre 2026.