Alors que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été définitivement adoptée ce mardi à l'Assemblée, les pensions et minimas sociaux vont être revalorisés en janvier.
Comme le prévoit la loi, la revalorisation des retraites de base et minimas sociaux doit être indexée sur l'inflation. Selon une circulaire diffusée lundi 15 décembre par le ministère du Travail, ils augmenteront donc de 0,9% au 1er janvier.
Pour une pension de base de 1.200 euros par exemple, cela représente une hausse de 10,80 euros mensuels, qui sera visible sur le versement de février. Ce calcul n'inclut pas la pension complémentaire, pour laquelle le taux de revalorisation varie selon les régimes.
Les pensions complémentaires des ex-salariés du privé (14 millions de personnes) par exemple, qui augmentent habituellement au 1er novembre, n'ont pas été revalorisées cette année, «faute d'accord» entre les syndicats et le patronat qui gèrent le régime.
L'«année blanche» abandonnée
Le gouvernement prévoyait initialement une «année blanche» en 2026, soit un gel des retraites et des prestations sociales, pour faire 3,6 milliards d'euros d'économies, dont 2,7 milliards sur les retraites.
Cette mesure était d'ailleurs inscrite dans la version initiale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Elle avait été supprimée une première fois par l'Assemblée nationale en novembre, avant d'être partiellement rétablie par le Sénat, puis à nouveau abandonnée en deuxième lecture au Palais Bourbon.
Elle est donc absente de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, définitivement adoptée à l'Assemblée nationale ce mardi 16 décembre. En l'absence de mesure modifiant la règle habituelle, les retraites et minimas sociaux sont donc, comme les années précédentes, indexés sur la hausse moyenne des prix à la consommation (hors tabac) de l'année 2025, calculée par l'Insee.