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«Ne pas faire perdre 18 mois au pays» : François Fillon invite à Emmanuel Macron à démissionner

François Fillon a dénoncé le bilan d'Emmanuel Macron. [Jean-Francois MONIER / AFP]

L’ancien Premier ministre François Fillon a dénoncé ce mercredi le bilan d’Emmanuel Macron, notamment sur le plan économique, appelant le chef de l’État à démissionner. 

Une sortie rare et à charge contre le chef de l’Etat. Ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2017 face à Emmanuel Macron, François Fillon a pointé du doigt le bilan du président. Dans un entretien accordé au Figaro ce mercredi, celui-ci est revenu sur la situation économique de la France, accusant le locataire de l’Élysée d’avoir «fait campagne contre les solutions nécessaires» qu’il proposait en 2017 pour «rétablir les comptes publics». 

«Je n’aurais pu imaginer que huit ans après le pays soit dans une telle situation : Emmanuel Macron, c’est 1 milliard de dettes supplémentaires par jour ouvrable», a-t-il dénoncé. 

Face à ce constat et au regard d’une situation de blocage, faute d’une majorité pour faire adopter des projets, François Fillon a appelé Emmanuel Macron «à ne pas faire perdre dix-huit mois au pays». «A sa place, je tirerais les conséquences de l’état du pays et donnerais ma démission», a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre, qui avait obtenu 20% des suffrages en 2017, n’est pas le seul au sein de sa famille politique à appeler au départ du chef de l’Etat. En effet, cette démission est souhaitée notamment par la maire de Cannes David Lisnard, mais aussi le maire de Meaux Jean-François Copé et le président de la région Normandie Hervé Morin.

Une différence entre RN et LFI 

Lors de son entretien, François Fillon a placé le Rassemblement national dans l’arc républicain. Un changement d’opinion pour celui qui avait appelé à voter Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de 2017. Il a en effet fait la différence entre le RN et LFI, «dont nombre de ses membres poursuivent un projet révolutionnaire assumé». 

Selon François Fillon, «appeler au «front républicain»» contre le Rassemblement national serait «un déni de démocratie». Ces déclarations interviennent après la promesse de Nicolas Sarkozy à Marine Le Pen qu'il ne s'associerait pas à un éventuel «front républicain» contre le RN, comme il l'a révélé dans son récent livre «Le journal d'un prisonnier».

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