En cette fin d'année, les dispositifs de sécurité se multiplient notamment au sein des marchés de Noël face à la menace terroriste. Une mesure essentielle, alors que plus de deux tiers des Français (68%) craignent un risque d'attentat, selon un sondage CSA pour CNEWS publié ce jeudi 18 décembre.
Une menace latente qui éveille un sentiment de peur. En France, 68% des citoyens craignent un risque d'attentat dans les prochaines semaines, comme le montre un sondage* CSA publié ce jeudi pour CNEWS, Europe 1 et le Journal du Dimanche. La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé une vigilance et une sécurité accrues autour des lieux de culte et marchés de Noël.

Il est à noter que, parmi les sondés, les hommes se montrent plus confiants que les femmes. Ainsi, 63% d'entre eux déclarent s'inquiéter d'un éventuel attentat, quand 73% des femmes déclarent craindre la survenance d'un tel drame.
Lorsqu'on s'intéresse aux tranches d'âges parmi les sondés, ce sont surtout les 18-24 ans qui se montrent les plus inquiets : 83% d'entre eux expriment leur appréhension, quand 57% des 25-34 ans partagent cet avis, comme 73% des 65 ans et plus.
En exploitant les données des catégories socio-professionnelles, ce sont 71% des inactifs qui se disent inquiets, 69% des CSP+ et 62% des CSP- partageant le même avis.
Les sympathisants de gauche moins inquiets
Dans le détail, ce sondage révèle des disparités selon les affinités politiques des personnes interrogées. Ainsi, 79% des sondés se sentant proches de la droite disent craindre un attentat, une proportion qui monte à 80% chez les personnes se déclarant proches de l'extrême droite. Du côté des sympathisants de la majorité présidentielle, on retrouve cet avis chez 73% d'entre eux. Enfin, les individus partageant une opinion de gauche sont 55% à s'inquiéter d'un risque d'attentat.

«Tout peut arriver, en France. C'est pour cela que nous sommes vigilants, c'est pour cela que je sollicite les préfets, comme l'ont fait chacun de mes prédécesseurs. Protéger les lieux de culte et protéger les fêtes religieuses a toujours été une priorité, pour tous les ministres de l'Intérieur», expliquait récemment Laurent Nuñez.
Une menace désormais endogène
«Cela passe par un contact avec les organisateurs, une présence physique de forces de sécurité intérieure ou encore de militaires du dispositif Sentinelle», reprend celui qui a été nommé par Sébastien Lecornu en octobre dernier.
Selon les services de renseignement, la menace est désormais endogène. Cela signifie qu'elle provient d'individus déjà présents sur le territoire. Ces personnes peuvent avoir été radicalisées en France pour y commettre directement des actes terroristes. Il s'agit d'une nouvelle donne par rapport, par exemple, au 13 novembre 2015, où les assaillants planifiaient et organisaient leurs actes depuis l'étranger.
Les derniers chiffres officiels montrent que le parquet national antiterroriste a été saisi 51 fois en 2025, soit plus d'une fois par semaine.
* Sondage réalisé les 16 et 17 décembre par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.010 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.