Alors que la pollution des océans continue de croitre, une société implantée à Toulouse (Haute-Garonne) a fait de la protection des cours d'eau son cheval de bataille. Elle a imaginé un barrage pouvant récupérer plus de 80 % de nos déchets flottants.
Une idée révolutionnaire. Chaque année, 5 à 13 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans. Face à la pollution de la faune et la flore marine, une entreprise a imaginé un barrage permettant de collecter 80 % des déchets flottants sur les fleuves et rivières.
Après huit ans d’études et de développement, Plastic Vortex s’est implanté à Toulouse. Au bout de trois mois d'expérimentation, les résultats sont là. À terme, cela devrait permettre la récupération de 425.000 bouteilles en plastique par an pour la Ville Rose.
conçue pour résister aux grandes crues
Concrètement, la machine est équipée d’un bras de 16 mètres de long immergé dans l’eau, pesant plus d’une tonne. Conçue pour résister aux crues, même les plus fortes comme celle du 6 novembre dernier, elle est capable de stocker entre 16 et 26 m3 de déchets. Si 31 installations de ce type sont installées, cela pourra réduire de 70 % les déchets flottants en France, indique la société sur Instagram.
Une fois les déchets collectés, ils sont triés puis pesés et analysés, afin de récupérer des données sur la composition des polluants de la Garonne. Mais dépolluer nos eaux n’est pas gratuit.
Le fondateur Patrick Thaunay assurait à nos confrères de La Gazette du Midi, qu’il faudrait «en tout, pour les 31 barrages que nous souhaitons déployer dans les mois à venir sur les grands cours d’eau français» compter un «coût d’investissement avant les subventions compris entre 15 et 20 M€, et le coût d’exploitation entre 3 et 5 M€».