Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Dermatose : vers un salon de l'agriculture sans vaches ?

Depuis l'arrivée de la dermatose nodulaire en France en juin, une dizaine d'événements agricoles s'est déjà tenue sans vache. [Thomas SAMSON / AFP]

D'ici à deux mois, le Salon de l'agriculture prendra place au sein du parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris. Seulement, la présence des stars du salon, les vaches, à l'événement est compromise. En cause : l'épidémie de dermatose. 

Les craintes s'accroissent à l'approche du Salon de l'agriculture. Du samedi 21 février au dimanche 1ᵉʳ mars 2026, l'événement posera ses valises au parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. Un événement annuel incontournable, qui risque, cette année, d'avoir une saveur différente. 

En effet, la présence des vaches serait compromise, compte tenu de l'épidémie de dermatose nodulaire. Seulement, au salon, les bovins ont une place prépondérante : près de 500 d'entre eux sont habituellement présentés au public. 

Depuis l'arrivée de la maladie en France en juin, une dizaine d'événements agricoles s'est déjà tenue sans vache.

Des décisions seront prises en janvier

L'interdiction des vaches au Salon de l'agriculture n'est pas encore actée. Jérôme Despey, président du salon, a indiqué auprès de France Info : «On n'en est pas là. Il reste deux mois. On travaille sur les éléments de protocole, avec les organismes de sélection, avec les éleveurs. En janvier, nous serons amenés à prendre, bien sûr en concertation, les décisions». 

Ce week-end, il a de nouveau été interrogé sur le sujet dans La Tribune Dimanche, et affirmé qu'à ce stade, «personne ne peut répondre de façon définitive. Prétendre le contraire serait irresponsable. Mettre le vivant en avant (...), c'est une responsabilité».

De son côté, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau dit «ne rien exclure». «C'est encore un peu tôt pour le dire. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a toujours une rigueur extrêmement forte sur les animaux qui viennent au salon. Il faut qu'il y ait une biosécurité, un certain nombre de garanties qui soient données», a-t-il confié sur BFMTV.

Le salon étant déjà privé des volailles depuis plusieurs années à cause de la grippe aviaire, les vaches sont devenues de véritables stars, occupant près des trois quarts des boxes. 

Interdictions régionales

La venue des bovins dépendra de plusieurs facteurs. Si chaque salon dispose de son propre règlement sanitaire, ce sont les interdictions régionales de mouvements d'animaux qui pencheront surtout dans la balance. 

En Savoie et dans les départements frontaliers, les restrictions ont par exemple été levées. Elles devraient l'être en janvier dans le Jura et le Doubs, sauf si un nouveau cas venait à se déclarer. 

Mais une dizaine de départements du Sud-Ouest risquent d'être encore concernés par les restrictions, notamment ceux dont la vaccination est toujours en cours. Et pour cause : il faut un délai d'au moins 28 jours après l'injection et 45 jours après l'abattage du dernier foyer pour lever les restrictions. 

Une épidémie qui dure depuis juin

L'épidémie de dermatose nodulaire affecte la santé des bovins depuis le mois de juin en France, et elle ne cesse de se développer. Selon le site officiel du Gouvernement, 113 foyers de la maladie ont été confirmés en France entre le 29 juin et le 14 décembre. 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi, qu’environ 50 % du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70 % dans l’Aude et 100 % dans les Pyrénées-Orientales. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités