Éleveur dans l’Ain depuis 1998, Arnaud Vincent a perdu 38 de ses bêtes, abattues après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Plusieurs mois après, il est toujours dans l’attente d’une indemnisation.
Les box restent désespérément vides. Éleveur dans l’Ain depuis 1998, Arnaud Vincent a subi de plein fouet la politique d’abattage dénoncée par le monde agricole depuis plusieurs jours.
Le 20 août dernier, une de ses bêtes se voit diagnostiquer des nodules, un des symptômes de la dermatose (DNC). Pensant dans un premier temps à une réaction à un vaccin, l’homme voit finalement 38 de ses bêtes être abattues huit jours plus tard. «C’était la douche froide», a-t-il indiqué à CNEWS, revenant sur cette période.
Depuis cet épisode, le troupeau d’Arnaud Vincent n’a toujours pas été reconstitué, l’éleveur ne pouvant acheter que 18 jeunes vaches. Aujourd’hui, celui-ci se bat pour accélérer son indemnisation. A ce jour, il n’a reçu qu’un acompte de 30%.
Une crise qui perdure
Face à un gouvernement qui semble vouloir garder son cap dans la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les agriculteurs ont menacé ce mercredi de maintenir leurs blocages pendant les fêtes.
Pour rappel, la mobilisation s’est durcie il y a une semaine pour s'opposer à l'abattage d'un troupeau contaminé par la DNC en Ariège. Après deux réunions de crise à Matignon mardi, le gouvernement a annoncé l'extension de la vaccination à 750.000 bovins dans 10 départements du Sud-Ouest, au-delà des seules zones où la maladie a été détectée.
Plus d'un million de bêtes ont déjà été vaccinées, principalement en Savoie où l'épizootie a été maîtrisée cet été, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales où plus de 80% des bovins ont été vaccinés dans la zone réglementée établie après l'apparition des premiers cas à la mi-octobre, a indiqué mercredi le ministère de l'Agriculture.