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Impôts : ce mode de paiement ne pourra plus être utilisé pour les payer en 2027

Les chèques s’effacent peu à peu du paysage économique français, mais à partir de mars, ils risquent de disparaître encore un peu plus, notamment pour payer les impôts. 

Un moyen de paiement coûteux pour le Trésor public. Selon Le Monde, l’organisme a annoncé qu’il allait arrêter progressivement d'accepter le chèque, qui existe pourtant depuis 1865 en France. 

Concrètement, les professionnels et les particuliers ne pourront plus régler les amendes, factures et surtout les impôts avec ce moyen de paiement. Une directive qui pourrait entrer en vigueur dès mars pour les professionnels, et d’ici à l’été 2027 pour les particuliers. 

Un arrêt progressif 

Selon les chiffres de la DGFiP, la Direction Générale des Finances Publiques, les chèques représenteraient désormais moins de 2% du nombre total de transactions en France, contre plus de 37% en 2000. En onze ans, Bercy a constaté que le nombre de chèques a chuté de plus de 75%. 

Un article du budget 2026, adopté il y a une dizaine de jours, interdit désormais aux professionnels et aux entreprises de régler le fisc via ce moyen de paiement. Une mesure qui entrerait en vigueur une fois la loi de finances décrétée, soit une mise en place concrète d’ici au mois de mars. 

Pour les particuliers, cette mesure entrerait plutôt en vigueur d’ici à l’été 2027. 

Les raisons d’un abandon 

Lorsqu’un chèque est émis vers le Trésor public, il est par la suite transféré vers un centre de traitement dépendant de l’Etat. Ces centres avaient un coût et étaient financés notamment par les finances publiques. 

Mais avec la chute de l’utilisation de ce moyen de paiement, les coûts de ces centres ne sont plus compensés et ferment peu à peu, comme ça a été le cas à Lille ou Créteil en 2023. Le dernier centre de traitement, à Rennes, fermera ses portes à l’été 2027. 

En plus du point de vue économique, les chèques sont plus souvent exposés que les autres moyens de paiement à la fraude. En moyenne, 71 problèmes sont constatés sur 100.000 cas, contre à peine 1,5 pour les virements. 

La fin totale des encaissements par chèques pourrait s’envisager à l’horizon 2028, selon la DGFiP.

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