Après la démission de son président Jack Lang dans le cadre de l'affaire Epstein, l'Institut du monde arabe organise un conseil d'administration extraordinaire ce mardi, pour prévoir sa succession.
Privé de son président, l'Institut du monde arabe (IMA) doit trouver un successeur à Jack Lang, emporté par l'affaire Epstein. L'institution a prévu un conseil d'administration extraordinaire ce mardi 17 février, afin de se prononcer.
L'ancien ministre de la Culture, âgé de 86 ans, présidait l'IMA depuis 2013. Il a été contraint de quitter ses fonctions samedi, acculé par la mise au jour de ses liens avec le prédateur sexuel américain Jeffrey Epstein et l'ouverture d'une enquête judiciaire à ce sujet en France.
Ce mardi, les 14 membres du conseil d'administration de l'institution, composé à parité d'ambassadeurs arabes et de personnalités choisies par le Quai d'Orsay, auront deux options. Ils peuvent désigner un successeur à Jack Lang jusqu'à fin décembre avant de prolonger son mandat pour trois ans, ou bien choisir un dirigeant par intérim.
— Institut du monde arabe (@imarabe) February 11, 2026
Côté français, cet organe comprend deux hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et deux adjoints ainsi qu'un député, un sénateur et le président d'un grand mécène. Côté arabe, les membres sont des ambassadeurs ou adjoints ou ès qualités en poste à Paris, dont la durée de mandat est mouvante puisqu'elle dépend de leur présence en France.
La présidence de cette prestigieuse institution, inaugurée en 1987 après un accord entre la France et 22 pays arabes, suscite les convoitises. Le ministère des Affaires étrangères, qui contribue pour moitié (12,3 millions d'euros) au budget de cette fondation privée au statut hybride, a en effet évoqué de «nombreuses candidatures spontanées».
Après avoir reçu lundi a reçu trois «candidats présélectionnés», le locataire du Quai d'Orsay, Jean-Noël Barrot, a proposé ce mardi le nom d'Anne-Claire Legendre, actuelle conseillère Afrique du nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de l'Elysée, pour succéder à Jack Lang.
Je proposerai ce matin, par la voix du représentant du ministère au Conseil d'administration de l'Institut du Monde Arabe, le choix de Madame Anne-Claire Legendre en qualité de membre désigné la France et de présidente du Conseil d'administration. pic.twitter.com/dVgrNwGhYE
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) February 17, 2026
Ce choix doit encore être entériné par le conseil d'administration de l'IMA avant qu'Emmanuel Macron, ultime décisionnaire, donne son accord.
Mais il ne fait aucun doute qu'Anne-Claire Legendre, proche du président de la République, réussisse à obtenir le poste. Diplomate de carrière arabophone, spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, elle fait l'unanimité parmi les membres du conseil d'administration de l'IMA, selon des sources concordantesà l'AFP.