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Démission de Jack Lang : qui est Anne-Claire Legendre, la nouvelle présidente de l'Institut du monde arabe ?

Anne-Claire Legendre est conseillère à l'Elysée. [©Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP]

Après la démission de Jack Lang de son poste de président de l'Institut du monde arabe, la diplomate Anne-Claire Legendre, dont le nom avait été proposé par le ministre des Affaires étrangères un peu plus tôt, a été choisie ce mardi pour lui succéder.

Une proche conseillère d’Emmanuel Macron. La diplomate Anne-Claire Legendre a été nommée ce mardi à la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA), quelques jours après la démission de Jack Lang.

Originaire de Bretagne, cette diplomate de carrière âgé de 46 ans parle l'arabe, qu'elle a notamment appris à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Elle est également diplômée de Sciences Po Paris et de la Sorbonne (Lettres modernes).

Spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, elle occupait le poste de conseillère Afrique du nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de l'Élysée. Un monde qu'elle connaît bien puisqu'elle avait auparavant été porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Moderniser l’Institut du monde arabe

«C'est une femme d'exception», a souligné un ambassadeur siégeant au conseil d'administration de l'IMA auprès de l'AFP. «Experte des enjeux du monde arabe, interlocutrice et négociatrice remarquable, elle a su s'imposer par sa compétence et sa finesse», a-t-il estimé.

Anne-Claire Legendre est «compétente, substantielle et engagée avec une connaissance aiguë de chaque pays qui compose le monde arabe, que ce soit le Maghreb ou le Moyen-Orient», a ajouté un autre ambassadeur également membre du conseil d'administration.

«Anne-Claire Legendre dispose de l’expérience, des qualités et de la vision stratégique nécessaire pour assumer ces responsabilités éminentes», avait estimé Jean-Noël Barrot, qui souhaitait voir l’IMA embrasser «une gouvernance modernisée» à l’approche du 40e anniversaire de l'institut.  

«L'État souhaite que la nouvelle présidence étudie l'ensemble des modalités d'action permettant de faire rayonner l'IMA au-delà de ses murs et de réaffirmer son rôle au service de notre diplomatie culturelle et d'un dialogue renouvelé avec les sociétés arabes contemporaines», a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères a également souhaité plus tôt ce mardi une «modification des statuts visant à fixer à 64 ans l'âge limite du Président lors de sa désignation, à limiter le nombre de mandats successifs complets, à créer un comité chargé de la déontologie et des rémunérations, ainsi qu'à renforcer les règles de prévention des conflits d'intérêts et d'atteinte à la probité».

Créé en 1980, l’Institut du monde arabe a été conçu afin d’établir «des liens forts et durables entre les cultures et ainsi cultiver un véritable dialogue entre le monde arabe, la France et l’Europe».

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