Alors que parmi les 9 interpellés dans l'enquête sur la mort de Quentin figure un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, le Premier ministre a de nouveau pointé le parti de Jean-Luc Mélenchon. «Le ménage doit être fait dans vos rangs. Et vite», a-t-il écrit sur X.
La Présidente du groupe LFI affirmait aujourd’hui qu’ « aucun insoumis n’est impliqué de près ou de loin dans ces violences ».
Ce soir, un assistant parlementaire d’un Député LFI a été interpellé.
Sans présager de la suite de l’enquête et attenter à la présomption d’innocence,… https://t.co/ctuCg0lR9z— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) February 17, 2026
Le procureur annonce l'interpellation de quatre nouveaux suspects, soit 9 au total.
contrat.
À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités.— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) February 17, 2026
Un cinquième homme a été interpellé ce mardi dans l'enquête sur la mort de Quentin. Le suspect a été interpellé dans la banlieue lyonnaise, a précisé le procureur de Lyon Thierry Dran.
Un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault figure parmi les interpellés de l’enquête sur la mort de Quentin.
La responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est immense : sa complicité avec les groupuscules d’ultra gauche, qu’il qualifie lui-même…— Jordan Bardella (@J_Bardella) February 17, 2026
Parmi les quatre personnes interpellées figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Quatre hommes ont été interpellés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, a confirmé le procureur de Lyon Thierry Dran.
Six suspects ont été identifiés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, 5 jeunes hommes et une jeune femme. Tous étaient membres de la Jeune garde, selon une source proche du dossier à CNEWS.
"La Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner", a déclaré mardi le ministre de la Justice Gérald Darmanin après l'agression mortelle à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
"Il y a une violence incontestable" qui concerne La France insoumise et la Jeune Garde, a estimé le garde des Sceaux devant les députés lors des questions au gouvernement, en reprochant à LFI de considérer ce mouvement antifasciste comme "une organisation alliée".
«Non ce n’est pas l’extrême gauche qui est agressée, c’est l’extrême gauche qui agresse. Non ce ce n’est pas la police qui tue, c’est l’extrême gauche qui tue. Non ce n’est pas l’extrême gauche qui défend la morale de la République, c’est l’extrême gauche qui menace la République. Tout ceci doit cesser», a chargé Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez sur la mort de Quentin Deranque à Lyon : «Ce n'est pas un fait divers, c'est le résultat de la banalisation de la violence politique [...] L'extrême gauche a du sang sur les mains.» pic.twitter.com/oGGTTkG5So
— CNEWS (@CNEWS) February 17, 2026
«Les images sont insoutenables, la vérité judiciaire doit passer et sans aucune pression sur les enquêteurs», a vivement regretté le Premier ministre Sébastien Lecornu, au sujet de la mort de Quentin.
Sébastien Lecornu, à propos de la mort de Quentin Deranque à Lyon : «Soit on lutte contre la violence, soit on ne lutte pas contre elle. Il n'y a pas de double standard, cela vaut pour tout le monde» pic.twitter.com/B4DMj5oHJ9
— CNEWS (@CNEWS) February 17, 2026
«La brutalisation de la vie politique doit s'arrêter», a lancé Gérald Darmanin depuis l'Assemblée nationale.
Gérald Darmanin à propos de la mort de Quentin Deranque à Lyon : «La brutalisation de la vie politique doit s'arrêter» pic.twitter.com/EoKFyz4aD6
— CNEWS (@CNEWS) February 17, 2026
Les députés respectent une minute de silence dans l'hémicycle en hommage à Quentin, tué à Lyon.
Mort de Quentin Deranque à Lyon : une minute de silence observée à l'Assemblée nationale pic.twitter.com/kXUCfDvK6X
— CNEWS (@CNEWS) February 17, 2026
Plusieurs suspects ont été identifiés, dont certains liés à l'ultragauche, dans l'enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a appris mardi l'AFP de source proche du dossier. Les suspects appartenant à la «mouvance d'ultragauche» ne sont pas fichés S, a précisé cette source.
Le jeune homme a succombé à Lyon des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, selon des déclarations du procureur lundi.
Une minute de silence sera respectée en la mémoire de Quentin à l'Assemblée nationale, à 15h, annonce Eric Ciotti.
La présidente @YaelBRAUNPIVET a répondu favorablement, avec le soutien quasi unanime des présidents de groupe, à ma demande d’une minute de silence en hommage à Quentin à l’Assemblée nationale cet après midi lors des questions au gouvernement.
— Eric Ciotti (@eciotti) February 17, 2026
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a assuré mardi qu'il n'y avait "aucun lien" entre son mouvement et la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, rejetant des accusations "mensongères".
"J'appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance parce que, quand on lance des accusations infondées, graves et mensongères, ça a des conséquences", a-t-il dit sur France Inter. "Il y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", a-t-il affirmé.
Le député Insoumis Éric Coquerel, sur RTL, a lui dénoncé une "récupération sordide et politicienne" de ce décès. Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d'"affaiblir, voire d'éliminer la seule force alternative de gauche, peut-être capable d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir".
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé mardi sur BFMTV qu'il n'y aurait pas d'autres "meetings" dans les universités si un risque de trouble à l'ordre public est avéré, quelques jours après la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
"Avec les risques qu'on a aujourd'hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n'y aura pas d'autres meetings" de ce type-là dans les établissements, a indiqué le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens, tout en soulignant que la décision reviendrait à la fin aux présidents d'universités.
Lors d'une conférence de presse tenue hier, lundi 16 février, le procureur de Lyon a annoncé requalifier l'enquête sur la mort de Quentin, qui a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés qui ne sont pas encore identifiés «homicide volontaire».
Quand il a été pris en charge par les secours jeudi soir, le jeune homme «présentait essentiellement des lésions à la tête», «au delà de toute ressources thérapeutique et mortelles à brève échéance», a ajouté Thierry Dran lors de sa prise de parole.
Contrairement à ce qu'une source proche de l'enquête avait initialement déclaré à l'AFP, aucun coup de couteau n'a été porté à cet étudiant de 23 ans, sans casier judiciaire, a précisé le magistrat.
La police a entendu «plus d'une quinzaine de témoins» et analyse des vidéos de l'agression, mais «au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation», a déclaré Thierry Dran. «L'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels».
Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste «La Jeune Garde», le procureur a refusé d'en dire plus sur le profil des agresseurs. «Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance», a-t-il éludé, disant vouloir se baser «non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments» d'investigation.