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Municipales 2026 : qui sont les candidats à la mairie de Toulon ?

La maire sortante Josée Massi (à gauche) et Laure Lavalette (à droite) s'imposent comme les deux principales favorites des municipales à Toulon. [MIGUEL MEDINA / STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

À moins d’un mois des élections municipales, Toulon s’apprête à tourner une page après plus de 20 ans sous la houlette d’Hubert Falco. Cinq candidats se sont lancés à la conquête de la ville de la Rade. 

Sans Hubert Falco, définitivement condamné à cinq ans d’inéligibilité jusqu’en 2028 pour recel de détournement de fonds publics, Toulon se retrouve au centre d'un âpre combat politique. 

Depuis que ce dernier a été démis de ses fonctions, après avoir été réélu trois fois dès le premier tour et dirigé la capitale du Var pendant 22 ans, les cartes ont donc été rebattues et le débat est largement ouvert avec 5 listes en concurrence. 

Josée Massi (Maire sortante - sans étiquette)

Parmi les candidats, Josée Massie possède un objectif différent des autres : celui de garder son poste de maire. Actuelle maire sortante depuis 2023, après avoir pris la succession d’Hubert Falco, Josée Massi se présente sans étiquette et revendique une démarche locale, résumée par son slogan : «Toulon, mon parti». 

Pour sa seconde candidature, elle mise sur 3 grands axes développés dans son programme. D’abord, la sécurité, avec la création de commissariats de proximité et le renforcement des effectifs de police municipale, de 152 à 200 agents. 

 

Josée Massi veut aussi renforcer la proximité avec les habitants via la modernisation des services municipaux, tout en soutenant le développement économique et urbain avec de nouvelles filières, une résidence étudiante et la végétalisation des écoles. 

Celle qui veut «poursuivre et amplifier la transformation engagée de la ville» n’a toutefois pas obtenu le soutien de son prédécesseur, qui conserve malgré tout une influence notable à Toulon. 

Michel Bonus (les Républicains)

Au contraire de Michel Bonus, qui lui a obtenu ce soutien de la part de l'ancien édile. Le sénateur Les Républicains du Var, qui s’était déclaré candidat dès le mois de juin 2025, affirme vouloir incarner cette relève, tout en rendant hommage au travail de la maire et de son équipe. 

Bien qu'il vienne de la même majorité que Josée Massi et qu'il compte 23 de ses membres sur sa liste, le candidat assure « ne pas avoir le même programme » malgré que la sécurité fasse tout de même partie des priorités de son programme. Ce dernier propose également d'implanter un casino dans la capitale varoise ainsi qu’un grand plan de rénovation urbaine avec un réaménagement des places et axes majeurs et une transformation du centre ancien. 

Sur la liste de l’ancien professionnel de rugby et entraîneur au Racing Club de Toulon (RCT figurent des enseignants, des étudiants ou encore des chefs d’entreprise. Une fierté pour Michel Bonus : «On regroupe toute la population. Et c’est rare de voir onze chefs d’entreprises suivre un candidat», a-t-il indiqué auprès de Radio Chrétienne Francophone

Cette dernière est aussi marquée par la présence en neuvième position de Mourad Boudjellal, l’ancien président du RCT. 

Laure Lavalette (députée RN - sans étiquette) 

Alors que Toulon fut une des premières grandes villes gagnées en 1995 par le Front national, le temps d’un unique mandat de Jean-Marie Le Chevallier, la ville pourrait bien retourner sous l’influence du Rassemblement national (anciennement FN) avec la candidature de Laure Lavalette, annoncée favorite avec 39 % des intentions de vote au premier tour selon un sondage IFOP publié fin janvier par Var Matin

Cette dernière, qui a officialisé sa candidature en janvier 2026 «sans étiquette» avec une liste comprenant 30 colistiers sur 59 qui ne sont encartés dans aucun parti politique, reste tout de même «soutenue par le RN», a souligné son entourage. 

Sous le slogan «Un avenir pour Toulon», la députée de la 2e circonscription du Var, réélue en 2024 au premier tour, propose un programme centré sur l’autorité, la sécurité et la priorité locale. 

Dans ce dernier, Laure Lavalette souhaite «que chaque quartier soit considéré avec le même intérêt et les mêmes moyens» et ne pas tout centraliser sur «le centre-ville qui a été surgâté au détriment d’autres quartiers». Elle veut aussi rétablir la sécurité dans cette ville de 180.000 habitants avec une «véritable police de proximité», et lancer un plan de réfection des trottoirs et créer des îlots de verdure. 

Magalie Brunel (Gauche unie) 

Face à la droite, la gauche s'unit, ou presque, aux côtés de Magali Brunel. La candidate PS (Parti socialiste) de «Toulon en commun», conseillère municipale d'opposition, se présente pour la première fois en tant que tête de liste.

Meneuse de «Toulon en commun», cette enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation se présente comme une «alternative écologique et humaine» qui réunit à ce stade PS et PCF, mais exclut LFI. 

Pour porter son élection, la candidate a pu compter sur de nombreux «camarades» : de Ian Brossat, sénateur et porte-parole du Parti communiste français, à Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, jusqu’à la venue d’Alexis Corbière, député et co-fondateur de l'Alliance pour une République écologique et sociale. 

Dans son programme figure la création d'un tramway gratuit avec un refus clair du BHNS (Bus à haut niveau de service). À cela s’ajoute un discours tourné vers la jeunesse avec la promotion du sport pour toutes et tous et un plus grand nombre de maisons de quartiers. Magali Brunel défend également le projet «Bord de Rade», qui devrait, selon elle, «offrir la mer à tous les Toulonnais». 

Isaline Cornil (La France insoumise) 

Après plusieurs désaccords avec «Toulon en commun», Isaline Cornil la candidate de La France insoumise a donc décidé de présenter sa propre liste qu’elle avait annoncée en novembre 2025 lors d’une conférence de presse. 

Ainsi, l’enseignante et syndicaliste qui dit former un duo avec son premier colistier Pierre-Yves Denis, veut proposer une autre alternative de gauche. Toutefois sur le fond les deux programmes se rejoignent sur certains points : gratuité des transports en commun, création d’un tramway, renforcement des dispositifs d’accompagnement pour les personnes en situation d’addiction ou encore développement de logements dignes et abordables. 

Comme Magalie Brunel, Isaline Cornil se positionne en rempart face aux candidatures de droite. «À Toulon depuis 30 ans, la droite et l’extrême droite ont laissé les quartiers populaires se dégrader : loyers qui flambent, charges incontrôlées, logements indignes. Nous, nous proposons une rupture», explique-t-elle dans une vidéo publiée sur X.

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