Un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault a été placé en détention provisoire jeudi soir après sa mise en examen pour complicité du meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque, a déclaré à la presse son avocat.
Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été mis en examen pour "complicité par instigation" de cet homicide, a annoncé le magistrat.
Deux hommes ont été mis en examen pour "homicide volontaire" dans l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a annoncé jeudi à l'AFP le procureur de Lyon Thierry Dran.
«Le parquet requiert le placement en détention provisoire pour les sept suspects, dont deux qui refusent toujours de s’expliquer», selon le procureur.
«Le parquet a demandé la mise en examen de sept des onze gardés à vue pour "homicide volontaire". Les quatre autres suspects ont été remis en liberté», précise le procureur Thierry Dran.
«Une information judiciaire ouverte pour homicide volontaire pour les sept personnes gardées à vue, en vue de leur mise en examen», selon Thierry Dran.
«Lors des interrogatoires des personnes placées en garde à vue, certains ont admis avoir porté des coups à Quentin Deranque, en revanche ils ont tous contesté une intention de tuer», annonce le procureur.
«Il reste plusieurs personnes à identifier» détaille le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran.
Une conférence de Rima Hassan a été annulée à l’École normale supérieure, faisant suite à la mort de Quentin à Lyon, a appris CNEWS de l'ENS ce jeudi.
L'événement, initialement prévu sur le plateau de Saclay à l’initiative du syndicat des personnels FSU, représentatif de l’ENS Paris-Saclay, a été annulé à la suite des événements récents survenus à Lyon. Le syndicat a informé la présidence de l’établissement de cette décision.
L’ensemble de l’École agit dans le dialogue pour assurer la sérénité des débats et la sécurité des étudiants et du personnel. Cette initiative ne s’inscrivait pas dans le cadre académique de l’École, qui devait uniquement mettre à disposition des locaux pour l’événement. La communication de cet évènement ne relève pas de l'ENS Paris-saclay mais de celle du syndicat des personnels à l'origine de l'organisation. A notre connaissance, elle n'avait pas encore été lancée.
L'ancien président historique de l'OL et candidat à la mairie de Lyon Jean-Michel Aulas a exhorté le maire de Lyon a afficher le portait de Quentin sur l'Hôtel de Ville.
🔴 TRIBUNE EXCLUSIVE@JM_Aulas, candidat aux municipales : "J’appelle le maire de Lyon à afficher le portrait de Quentin sur l'hôtel de ville"
➡️ https://t.co/TQnkICmqEBpic.twitter.com/044o326lfw— actu Lyon (@actufr_lyon) February 19, 2026
Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il n'y avait en République "pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence", appelant les "extrêmes" à "faire le ménage" dans leurs rangs après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.
"Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, et ni même dans un face-à-face qui est mortifère pour la République (...) l'action violente", a -t-il insisté depuis New Delhi où il achève une visite officielle en Inde.
Alors que onze personnes sont toujours en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin à la suite de son agression jeudi 12 février à Lyon, le procureur Thierry Dran va tenir une conférence de presse ce jeudi 10 février à 17h.
Une conférence de Rima Hassan programmée par le syndicat FSU le 27 février à l'École normale supérieure de Paris-Saclay a été annulée, après l'agression mortelle à Lyon d'un jeune militant nationaliste en marge d'une conférence de l'eurodéputée Insoumise, a rapporté mercredi la direction de l'école.
"La conférence initialement prévue sur le plateau de Saclay à l’initiative du syndicat des personnels FSU, représentatif de l’ENS Paris-Saclay, a été annulée à la suite des événements récents survenus à Lyon", a indiqué à l'AFP le service communication de l'ENS Paris-Saclay confirmant une information de BFMTV.
"Face au risque réel de débordements violents", le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a demandé "l'interdiction" d'une marche en hommage à Quentin Deranque qui pourrait se dérouler samedi à Lyon, a indiqué jeudi la mairie dans un communiqué.
Evoquant "la crainte de la présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers" et les "menaces à l’encontre d’élus ainsi qu’aux dégradations de permanences parlementaires", M. Doucet estime que "l'interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable".
La préfecture du Rhône et la police sont en train d'"évaluer" les risques que la marche pourrait poser pour ses participants comme pour les habitants, avant de décider de l'autoriser ou de l'interdire, avait indiqué mercredi la préfecture.
L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, du parti de gauche Place Publique, a dénoncé jeudi la "fuite en avant" de Jean-Luc Mélenchon, qui "assume" un lien avec des "gens violents", trois proches d'un député LFI ayant été interpellés dans l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.
"Ce qui est fascinant dans la position de Jean-Luc Mélenchon, pour être honnête et direct, c'est qu'il assume jusqu'au bout ce lien avec ces gens violents", a-t-il dit sur Sud Radio. "C'est une fuite en avant, c'est une continuité dans la dérive", a-t-il ajouté.
"Face au risque réel de débordements violents", le maire de Lyon Grégory Doucet a fait part aux autorités de sa "vive inquiétude" concernant une marche en hommage à Quentin Deranque qui pourrait se dérouler samedi à Lyon, a indiqué jeudi la mairie dans un communiqué.
"Dans un contexte de tensions nationales et locales particulièrement vives depuis le décès de Quentin Deranque, et face au risque réel de débordements violents, Grégory Doucet, a fait part à la Préfecture du Rhône de sa vive inquiétude", concernant cette manifestation, est-il écrit.
Gérald Darmanin a considéré jeudi que c'était au député LFI Raphaël Arnault, dont trois proches ont été placés en garde à vue après la mort du militant d'ultradroite Quentin Deranque, de «tirer des conclusions» quant à son maintien à l'Assemblée nationale.
«C'est à (Raphaël Arnault), sans doute, d'en tirer des conclusions, si jamais, évidemment, la justice trouve des indices graves et concordants qui touchent lui-même (ou) ses collaborateurs qu'il a embauchés, (dont) il était le responsable», a fait valoir le garde des Sceaux sur BFMTV.
«Il serait absolument normal qu'on embête M. Arnault pour lui dire: "Vous ne pouvez pas rester député à l'Assemblée nationale du fait que vos collaborateurs, - vous-même, avez été condamnés -, seront condamnés pour des violences physiques"», a ajouté Gérald Darmanin.
Emmanuel Macron "se préoccupe de la situation" créée par la mort du militant nationaliste Quentin Deranque et appelle à éviter "tout engrenage de la violence", indique-t-on jeudi dans son entourage.
"Le président de la République se préoccupe évidemment de la situation, qu'il suit de près", précise-t-on de même source, alors que le chef de l'Etat est en visite officielle en Inde depuis lundi soir. "Il faut éviter tout engrenage de violence", ajoute-t-on.
Le député Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires sont en garde à vue dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, ne sera "certainement pas" suspendu ou exclu du groupe LFI à l'Assemblée nationale, a déclaré jeudi le coordinateur du mouvement Manuel Bompard.
"Il n'en est pas question. En vertu de quelles règles un employeur devrait être responsable des actes commis par ses salariés ?", a justifié Manuel Bompard sur franceinfo.
Les parents de Quentin Deranque, le jeune militant nationaliste agressé et tué à Lyon, appellent au "calme et à la retenue" alors que le débat politique s'enflamme sur la responsabilité de groupes de l'ultra gauche et de LFI, a indiqué jeudi leur avocat sur RTL.
"La famille dénonce toute forme d'appel à la violence. Toute forme de violence politique" et appelle "au calme et à la retenue", a déclaré Fabien Rajon. Ils ne participeront pas samedi à une marche en hommage à leur fils et "souhaitent que si des personnes veulent s'agréger à cette initiative, qu'elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique", a ajouté l'avocat.
L'autorisation d'une marche samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque est "en phase d'évaluation" des risques sécuritaires, a indiqué à l'AFP mercredi la préfecture du Rhône.
L'une de ses co-organisatrices, Aliette Espieux, a dit à l'AFP espérer la présence de "2.000 à 3.000 personnes" pour cette "marche d'hommage" qui doit débuter à 15H00, mais pas "pour en découdre" ou mener "une campagne électorale".
La garde à vue se termine jeudi pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, et elles devraient commencer à être présentées à un juge à Lyon en fin de journée pour leur éventuelle mise en examen.
Après avoir auditionné des témoins, exploité des vidéos et de la téléphonie, les enquêteurs étaient parvenus à identifier 11 suspects - huit hommes et trois femmes - qui ont été interpellés mardi soir et mercredi matin dans le Rhône, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Sept sont soupçonnés d'avoir joué un rôle direct dans les violences et sont en garde à vue pour "homicide volontaire, violences aggravées" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit". Les quatre autres le sont pour "mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches".