Selon un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce mercredi 25 février, près de 8 Français sur 10 souhaitent une rupture entre la gauche et La France insoumise.
Un parti au coeur des critiques. Dans la tourmente depuis la mort de Quentin, La France insoumise est de plus en plus isolée sur l'échiquier politique. À la question : «La gauche (Parti Socialiste et Les Ecologistes) doit-elle rompre avec La France insoumise», un sondage * CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce mercredi 25 février, révèle que 78% des sondés ont répondu favorablement.

Dans le détail, les femmes interrogées (77%), comme les hommes (78%) ont exprimé leur volonté d'une rupture. Une idée qui ne fait néanmoins pas consensus selon les classes d’âge. Si, parmi les sondés, 84% des 50-64 ans sont en faveur d’une rupture, seuls 68% des 18-24 ans se sont prononcés en ce sens.
Au niveau des catégories socioprofessionnelles, les résultats sont plus proches avec 81 % des CSP + qui souhaitent que la gauche prenne ses distances avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, 74% chez les CSP- et 78% chez les inactifs.

78% des sympathisants du ps favorables à la rupture
En ce qui concerne les affinités politiques des sondés, les divergences sur la question sont marquées. En tête des sondés les plus favorables à cette rupture, figurent les sympathisants de la majorité présidentielle. Ils sont 97% à penser que la gauche doit s'éloigner du parti d'extrême gauche. À droite, les sympathisants des Républicains ont également répondu par l'affirmative à la question (91%), tout comme les électeurs du Rassemblement National (85%).
A gauche, Ils sont 60% à répondre «OUI» à la questions posées mais les avis divergent entre les différents partis. Les sympathisants de La France insoumise n'ont répondu favorablement qu'à 35%. Du côté des Ecologistes, ils sont 66% à penser que les Verts doivent prendre leurs distances. Enfin, ce sont les sympathisants du Parti Socialiste qui se sont montrés les plus clairs, avec 78% des sondés qui pensent que la gauche doit rompre avec LFI.

la proximité de LFi avec la jeune garde pointée du doigt
Depuis la mort de Quentin Deranque, La France insoumise est dans la tourmente, notamment en raison de ses liens avec la Jeune garde, un groupuscule d'extrême gauche. Pour rappel, le jeune homme de 23 ans a été tué samedi 14 février au cours d'un affrontement en marge d'une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.
Plusieurs des sept suspects interpellés et mis en examen pour «homicide volontaire» ou complicité sont liés à la Jeune garde antifaciste, dissous en 2025 pour violences. Deux d'entre eux sont des proches collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault.
Depuis, de nombreuses personnalités politiques s'en sont prises à La France insoumise. À gauche notamment, François Hollande n'a pas épargné Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant ses déclarations sur la mort de Quentin : «Plutôt que de faire amende honorable pour essayer de retrouver une forme de responsabilité politique qui lui permette de solliciter le suffrage universel. Jean-Luc Mélenchon se met dans une position, si je puis dire, de tortue : on se carapace pour essayer de tenir bon», a déclaré l'ancien président de la République.
À la présidentielle de 2027, «il ne peut plus essayer d'être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au second tour», contrairement à «sa démarche en 2017 comme en 2022», a ajouté François Hollande.
Christian Estrosi, de son côté, a demandé «au gouvernement de suspendre les financements de LFI tant que la lumière n'a pas été faite sur les liens entre la Jeune Garde et ce parti» sur CNEWS. Il a également ajouté que le débat d'une dissolution du parti d'extrême gauche «doit se poser».
Christian Estrosi, sur La France insoumise : «Le débat de la dissolution de LFI doit se poser» dans #LaGrandeInterview
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* Sondage réalisé les 24 et 25 février par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.000 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.