"Je comprends parfaitement les choix" des candidats socialistes ayant décidé de s'allier avec La France insoumise (LFI) en vue du second tour des élections municipales, a affirmé lundi le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, sur France 2, alors que de tels accords sont conclus dans de nombreuses villes.
Le patron du PS a continué d'affirmer lors du 20h qu'il n'y avait pas d'accord "national" avec le parti mélenchoniste, mais il a refusé d'associer tous les candidats Insoumis à leur leader, Jean-Luc Mélenchon, dont il critique les prises de position. Il a par ailleurs affirmé qu'il demanderait la suspension de listes s'il découvrait que certains candidats insoumis étaient eux-mêmes "à l'origine de propos antisémites" ou "inqualifiables".
Invité lundi soir du «20 heures» de France 2, l’ex-candidat philippiste Pierre-Yves Bournazel à la mairie de Paris a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati (LR-Modem), en vue du second tour. Tout en indiquant qu’il ne sera pas présent sur cette dernière : «Il faut savoir tourner une page», a-t-il fait valoir.
«J’ai permis aux Parisiens qui voulaient ce changement de réaliser ce changement, j’ai réalisé mon devoir. Une autre vie va commencer pour moi», a-t-il ajouté.
La candidate de plusieurs partis de gauche et écologistes à la mairie de Grenoble, Laurence Ruffin, et son rival de LFI Allan Brunon, sont parvenus à un accord "technique" en vue du second tour, ont-ils annoncé lundi.
Laurence Ruffin et Allan Brunon se sont classés en deuxième et troisième position au premier tour dimanche, derrière le candidat LR Alain Carignon, qui a créé la surprise en arrivant très légèrement en tête avec 27,04% des suffrages. Mme Ruffin poursuit parallèlement des discussions en vue d'une alliance avec une autre liste de gauche, a-t-elle indiqué à l'AFP.
Sandra Paire et Louis Sarkozy, têtes de deux des trois listes de droite qualifiées derrière le RN pour le second tour des municipales à Menton, à la frontière italienne, ont annoncé lundi soir une liste d'union.
COMMUNIQUE DE PRESSE
NAISSANCE DE « L’UNION ! » : UN RASSEMBLEMENT HISTORIQUE POUR L’AVENIR DE MENTON pic.twitter.com/kzVKBFCx2m— Louis Sarkozy (@napsarkozy) March 16, 2026
Dimanche, la députée RN Alexandra Masson, qui avait été réélue dès le premier tour lors de la législative de 2024, a récolté 36,5% des voix, devant Mme Paire (19,7%), Louis Sarkozy (18%) et un autre ancien adjoint, Florent Champion (15%).
La maire sortante socialiste de Nantes Johanna Rolland, talonnée au premier tour des municipales par l'union de la droite et du centre, a annoncé lundi un accord de fusion de listes avec LFI, dans un communiqué.
"C'est une fusion démocratique qui se concrétise entre nos listes", a déclaré Johanna Rolland qui a réuni dimanche 35,24% des voix, suivie de près par Foulques Chombart de Lauwe, candidat Les Républicains (33,77%) allié aux centristes. Fort de 11,2% des suffrages, le candidat Insoumis William Aucant avait proposé dès dimanche soir une "fusion technique" à Johanna Rolland.
Plus d'informations à suivre...
Tourner la page de la gauche à Paris, c'est possible ! Grâce à l'alliance de la droite et du centre scellée, en responsabilité, par @datirachida et @pybournazel. Que tous ceux qui veulent faire gagner Paris et les Parisiens les soutiennent ! https://t.co/BQEdfmTgtl
— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 16, 2026
Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, a annoncé lundi qu'elle se maintiendrait au second tour des élections municipales, après le "refus" d'Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI, de sa proposition de fusion.
"J'avais annoncé que si je n'avais pas d'appel d'Emmanuel Grégoire, je déposerais ma liste à la préfecture. Voilà, c'est fait", a déclaré sur BFMTV l'Insoumise, arrivée en troisième position au premier tour derrière son concurrent de gauche et la candidate LR et MoDem Rachida Dati. "C'est Emmanuel Grégoire qui refuse la main tendue, ce n'est pas moi", a-t-elle estimé, jugeant "sectaire" le député PS.
La maire sortante de Strasbourg Jeanne Barseghian (Les Ecologistes) et LFI ont annoncé lundi s'allier pour tenter de l'emporter face à la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête du premier tour des municipale.
Les cinq candidats de Place publique, parti de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui figuraient dans la liste du premier tour de la maire écologiste, se sont retirés, a précisé Mme Barseghian.
Le maire PS de Brest François Cuillandre, distancé par la droite au premier tour des municipales, a annoncé lundi s'allier avec La France insoumise (LFI) au second tour, dans le cadre d'une fusion technique.
"La gauche reste majoritaire à Brest, dans sa diversité", a souligné M. Cuillandre au cours d'une conférence de presse commune avec la tête de liste LFI Cécile Beaudouin. "Le souhait que nous avons, c'est de continuer cette aventure en commun de la gauche", a-t-il ajouté.
Le maire sortant socialiste de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a annoncé lundi la fusion "technique" de sa liste avec celle de La France insoumise (LFI) conduite par la députée Marianne Maximi en vue du second tour des élections municipales.
"Nous avons décidé de mettre en commun nos forces à travers un accord technique" au second tour, a déclaré lors d'une conférence de presse l'édile, qui brigue un troisième mandat dans une ville socialiste depuis la Libération. M. Bianchi et Mme Maximi, avec 29,99% et 17,01% des voix, ont été devancés contre toute attente par le candidat LR Julien Bony (33,95% des suffrages).
La liste de l'écologiste Stéphane Baly, arrivé troisième du premier tour des municipales à Lille, a annoncé lundi dans un communiqué sa fusion avec celle du maire sortant socialiste Arnaud Deslandes, arrivé en tête dans ce fief historique du PS.
Arnaud Deslandes, qui a succédé il y a un an à Martine Aubry, a récolté dimanche 26,26% des voix, devant la candidate LFI Lahouaria Addouche (23,36%), qui elle aussi cherchait depuis à faire alliance avec M. Baly.
La CGT a appelé lundi à "refuser toute alliance" avec l'extrême droite, tandis que la CFDT a demandé aux électeurs de s'opposer aux élus "qui prônent l'inégalité des droits entre les personnes", au lendemain du premier tour des élections municipales.
"La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques et à refuser toute alliance avec l'extrême droite", a indiqué la confédération dans un communiqué, estimant qu'elle était "la pire ennemie du monde du travail" et ne devait "jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique".
«C'est une alliance honteuse entre un candidat mélenchoniste et le PS», déplore Jean-Luc Moudenc, maire DVD sortant de Toulouse et candidat à sa réélection, dans #Punchline
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Les listes de droite arrivées aux troisième et quatrième place lors du premier tour à Nîmes vont fusionner afin de barrer la route au RN et à l'union de la gauche au second tour, ont annoncé lundi leurs deux têtes de liste.
Le candidat Les Républicains, l'actuel premier adjoint au maire Franck Proust, qui a récolté 19,55% des suffrages, et l'ex-premier adjoint LR entré en dissidence Julien Plantier (15,55%) vont présenter une liste commune face au candidat du Rassemblement national Julien Sanchez (30,39%) et au communiste Vincent Bouget (30,05%), ont annoncé les deux hommes lors d'une conférence de presse conjointe dans un café de Nîmes.
À Poitiers, les six candidats qualifiés pour le second tour des municipales, dont la sortante écologiste Léonore Moncond'huy, devraient maintenir leur liste à l'identique dimanche, faute d'accord de fusion trouvé lundi, donnant lieu à un cas de figure rarissime.
Dans cette ville de 90.000 habitants, cette dernière a obtenu 26,41% des voix, contre 23,90% pour Anthony Brottier, ancien macroniste aujourd'hui sans étiquette et classé au centre gauche, et 14,05% pour l'Insoumis allié aux communistes Bertrand Geay. Également qualifiés, le candidat investi par le PS François Blanchard a récolté 11,48% des suffrages, devant celui du Rassemblement national et de l'Union des Droites Charles Rangheard (10,53%) et celle de Renaissance Lucile Parnaudeau (10,24%).
«David Guiraud est un gourou qui essaye d'enthousiasmer les foules», affirme Alexandre Garcin, candidat DVD à la mairie de Roubaix, dans #120minutesInfo
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A Nice, la candidate de la gauche unie, hors LFI, Juliette Chesnel-Le Roux, troisième du premier tour des municipales derrière Eric Ciotti (UDR) et le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), en ballotage très défavorable, a annoncé lundi maintenir sa candidature au second tour.
"J'ai déposé ma liste aujourd'hui à 14H00", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, renvoyant dos-à-dos les deux candidats, estimant "qu'entre la droite traditionnelle qui se prétend gaulliste et l'extrême droite, les frontières ont été brouillées".
La liste du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a annoncé lundi avoir été "rejointe" par La France insoumise en vue du second tour des élections municipales contre l'ancien patron de l'OL Jean-Michel Aulas.
"Le rassemblement autour de Grégory Doucet s'élargit. En responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique", écrit-elle dans un communiqué.
Municipales à Paris : «Il ne peut pas y avoir d'alliance avec l'extrême droite et Sarah Knafo», réitère Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris
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Le candidat PS-PCF-Place publique Thierry Miguel, troisième du premier tour à Limoges, a accepté lundi de fusionner sa liste avec celle du député Insoumis Damien Maudet pour battre le président LR de la métropole Guillaume Guérin, en tête dimanche, selon leurs équipes de campagne. M. Miguel et M. Maudet, qui ont recueilli respectivement 16,92% et 24,86% des voix dimanche, contre 27,34% pour M. Guérin, espèrent ainsi faire rebasculer à gauche cette ville de 130.000 habitants dirigée par le PS pendant plus d'un siècle (1912-2014).
Le maire sortant divers droite Emile Roger Lombertie, qui briguait un troisième mandat mais n'a obtenu que 10,05% des suffrages au premier tour, avait retiré sa liste dès dimanche soir "en espérant que le maire de Limoges ne soit pas un LFiste".
Raphaël Glucksmann annonce dans un message publié sur X le retrait des candidats Place publique «partout» où une alliance avec LFI pourrait avec lieu. «Nous refusons toute fusion avec la France insoumise», a-t-il rappelé.
La clarté, une exigence éthique et un impératif politique. pic.twitter.com/N8OCfrSUgl
— Raphael Glucksmann (@rglucks1) March 16, 2026
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, arrivé largement en tête du premier tour dimanche, a de nouveau écarté toute alliance avec la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui lui a proposé une fusion. "J'ai dit maintes et maintes fois que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI.
Je ne demande rien à Sophia Chikirou, elle fera ce qu'elle veut", a déclaré à la presse Emmanuel Grégoire lors d'un déplacement dans le 13e arrondissement. Sophia Chikirou, arrivée en troisième position, a annoncé qu'elle se maintiendrait au second tour si le député PS refusait une fusion, et dit attendre "son coup de fil pour barrer la route à Rachida Dati".
Christian Estrosi : «Éric Ciotti est l'image de la trahison des valeurs de la droite républicaine»
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L'ex patron de l'OL Jean-Michel Aulas, arrivé juste derrière le maire sortant écologiste Grégory Doucet au premier tour des municipales à Lyon, a indiqué lundi qu'il refuserait de débattre avec ce dernier si celui-ci s'allie avec LFI au second tour.
"Si vous voulez débattre devant les Lyonnais, alors renoncez à cette trahison", a déclaré le candidat sans étiquette adoubé par la droite et le centre-droit dans une tribune publiée par Actu Lyon. Les deux hommes doivent s'affronter lors d'un débat télévisé mercredi sur France TV et France 3.
Martine Vassal, candidate de la droite et du centre arrivée en troisième position au premier tour des municipales à Marseille dimanche, largement derrière le duo gauche (hors LFI) et le RN, a annoncé lundi dans un communiqué maintenir sa liste pour le deuxième tour. "Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position.
Je veux l'affirmer avec clarté: nos courants doivent continuer à être représentés", a déclaré la candidate, qui a obtenu 12,41% des voix dans la deuxième ville de France, loin du maire divers gauche sortant Benoît Payan (36,70%) et du candidat d'extrême droite Franck Allisio (35,02%).
La participation dimanche au premier tour des municipales a été de 57,17%, soit le deuxième plus faible taux sous la 5e République après le scrutin de 2020 qui s'était déroulé en pleine pandémie de Covid, selon les données complètes du ministère de l'Intérieur analysées par l’AFP.
En mars 2020, seuls 44,66% des électeurs s'étaient déplacés aux urnes au premier tour dans le contexte très particulier du Covid-19 et le second tour avait dû être reporté de trois mois. La participation 2026 se situe plus de 15 points sous la moyenne de participation à une élection municipale entre 1959 et 2014 (72,35%). Elle est en baisse sensible par rapport aux élections de 2014 (63,55%, -6 points).
Jean-Luc Mélenchon a fustigé la position du maire PS sortant de Marseille Benoît Payan, de déposer une liste sans accord avec la candidat insoumis Sébastien Delogu.
Consternante irresponsabilité arrogante de Benoît Payan, le maire par surprise de Marseille. Il préfère le risque de l'extrême droite à la fusion technique avec LFI. Marseille ne peut le supporter.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) March 16, 2026
«Il préfère le risque de l'extrême droite à la fusion technique avec LFI. Marseille ne peut le supporter», a lancé le chef de file de LFI, alors que Franck Allisio talonne le maire sortant au premier tour.
Le maire sortant de La Rochelle Thibaut Guiraud (DVG), troisième du premier tour des municipales, a annoncé lundi maintenir sa liste, après l'échec de négociations pour fusionner avec la socialiste Maryline Simoné, deuxième derrière le député apparenté MoDem de Charente-Maritime Olivier Falorni.
Les membres de la liste de Maryline Simoné ont "posé comme préalable l'exclusion de la tête de liste de +Générations La Rochelle+, Thibaut Guiraud, ainsi que de plusieurs colistiers qualifiés de manière vague de +macron-compatibles+", justifie l'équipe du maire sortant dans un communiqué.
Même si des convergences ont été trouvées, sur "la volonté de ne pas laisser Olivier Falorni devenir le prochain maire de La Rochelle", ou "le refus de tout accord avec La France insoumise", "cette exigence d'éviction politique" a rendu "toute fusion impossible" et le maire a donc décidé de se "maintenir au second tour", ajoute-t-on de même source.
En unissant leurs voix, Thibaut Guiraud (15,64%) et Maryline Simoné (21,41%) pouvaient espérer théoriquement devancer au second tour Olivier Falorni, à l'origine de propositions de lois sur la fin de vie, qui est arrivé largement en tête du premier tour, avec 33,12% des suffrages.
La liste La France insoumise (LFI) menée par Mathilde Louvain à Avignon va fusionner avec celle menée par le PS David Fournier, arrivées respectivement quatrième et troisième dans la Cité des papes, selon les deux partis consultés par l'AFP lundi.
"Il n'y aura qu'une seule liste de gauche" au second tour, a confirmé à l'AFP un proche de David Fournier, le candidat socialiste. Une condition sine qua non pour espérer garder Avignon à gauche. Le candidat surprise de ce scrutin, le journaliste télé Olivier Galzi, est en effet en tête avec plus de 27% des voix, suivi par la candidate du RN, Anne-Sophie Rigault, à plus de 25%.
La CGT appelle lundi dans un communiqué à faire barrage à l'extrême droite et à "refuser toute alliance" avec elle, au lendemain du premier tour des élections municipales.
"La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques et à refuser toute alliance avec l'extrême droite", écrit le syndicat dans un communiqué, estimant qu'elle est "la pire ennemie du monde du travail" et "ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique".
Le maire sortant de gauche de Marseille Benoît Payan est arrivé lundi matin à la préfecture pour déposer sa liste pour le deuxième tour, fermant définitivement la porte à tout "arrangement" avec LFI face au Rassemblement national qui est "aux portes" de la ville.
"On a toujours été très clair", "face au Rassemblement national, il n'y a ni compromission ni tambouille ni arrangement" mais "il faut de l'union, de la clarté et du rassemblement", a-t-il déclaré à la presse, entouré de ses colistiers, l'air déterminé et confiant.
A la Métropole de Lyon, LFI appelle lundi la majorité sortante écologiste et de gauche de Bruno Bernard à fusionner leurs listes pour faire barrage à la droite et au centre droite au second tour.
Les listes de la LR Véronique Sarselli, candidate à la présidence du Grand Lyon alliée à Jean-Michel Aulas, qui brigue, lui, la mairie de la ville, ont remporté dimanche dès le premier tour 37 des 107 sièges au conseil de la Métropole, la seule de France dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct en parallèle des élections municipales.
"Les listes métropolitaines de La France insoumise, conduites par Florestan Groult, ont proposé une fusion aux listes Avancer ensemble de Bruno Bernard (...) pour empêcher une majorité de droite", indique LFI dans un communiqué, publié lundi sur le réseau social X.
Les listes derrière Véronique Sarselli, comprenant des candidats allant du MoDem à LR en passant par Renaissance et Horizons, ont remporté au premier tour quatre des 14 circonscriptions du Grand Lyon, la puissante métropole de 58 communes et 1,4 million d'habitants, et sont bien placées pour en gagner au moins trois autres.
Le maire sortant de gauche de Marseille Benoît Payan est arrivé lundi matin à la préfecture pour déposer sa liste pour le deuxième tour, fermant définitivement la porte à tout "arrangement" avec LFI face au Rassemblement national qui est "aux portes" de la ville.
"On a toujours été très clair", "face au Rassemblement national, il n'y a ni compromission ni tambouille ni arrangement" mais "il faut de l'union, de la clarté et du rassemblement", a-t-il déclaré à la presse, entouré de ses colistiers, l'air déterminé et confiant.
Christian Estrosi, en ballotage défavorable à Nice, a appelé lundi matin la gauche à se retirer dans sa ville et la droite à le faire à Marseille pour éviter une victoire des candidats UDR et RN.
"J'appelle très clairement, comme je l'ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national", a déclaré sur BFMTV le maire sortant (Horizons), qui a récolté près de 31% des voix au premier tour, loin derrière les 43% de son grand rival Eric Ciotti (UDR-RN).
"La ville de Nice est en danger. C'est une réalité" et une victoire UDR-RN dans la cinquième ville de France "risquerait dans les mois qui viennent de se propager partout en France", a-t-il lancé en appelant Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième avec près de 12% des voix, à "la responsabilité".
Mme Chesnel-Le Roux n'a pas répondu dans l'immédiat au maire sortant et son équipe de campagne n'était pas joignable lundi matin.
Nous allons travailler avec @pybournazel à un projet d’alternance. C’est la vie des Parisiennes et des Parisiens pendant les 6 prochaines années qui est en jeu. Nous devons réussir l’alternance !
— Rachida Dati ن (@datirachida) March 16, 2026
Je suis un homme de dialogue. Et je souhaite l’alternance à Paris, comme une majorité de Parisiens.
Dès hier soir, j’ai donc échangé avec @DatiRachida.
Mais je suis aussi un homme de valeurs. Par conséquent, je pose trois préalables à toute discussion :
– Le premier, c’est de…— PierreYves Bournazel (@pybournazel) March 16, 2026
Les candidats LFI et PS-Ecologistes aux municipales de Toulouse ont annoncé lundi matin une "liste commune" en vue du second tour afin de détrôner le maire sortant DVD Jean-Luc Moudenc, arrivé en tête dimanche soir.
Lors d'une conférence de presse en présence de membres des deux listes, le député LFI François Piquemal, arrivé en deuxième position avec 27,5% des suffrages, a annoncé une "liste commune en capacité d'ouvrir une nouvelle ère à Toulouse", ainsi qu'un "accord de gouvernance" selon lequel il serait lui-même candidat à la mairie tandis que le candidat PS-Ecologistes François Briançon, arrivé en 3e position (25%), serait à la métropole toulousaine.
La maire sortante écologiste de Besançon, Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut à l'issue du premier tour des municipales, a annoncé lundi s'allier à LFI pour "battre la droite".
Anne Vignot, candidate d'une alliance Ecologistes-PS-PCF, a obtenu 33,37% des voix, derrière Ludovic Fagaut (40,13%), soutenu par le MoDem. Elle s'unit pour le second tour avec la candidate LFI Séverine Véziès qui a obtenu 10,90% des suffrages.
Alors que Rachida Dati lui a proposé une "liste d'union" pour faire barrage à la gauche à Paris, Pierre-Yves Bournazel (11,34% des voix) poursuit ses consultations ce matin, nous a précisé son équipe de campagne.
Le candidat s'exprimera dans la journée.
Les négociations vont bon train à Lille, où le maire sortant socialiste Arnaud Deslandes, arrivé devant d'une courte tête, et la candidate LFI Lahouaria Addouche, ont tendu la main au troisième, l'écologiste Stéphane Baly, avec un accord espéré d'ici lundi soir.
"On travaille à trouver un accord respectueux du résultat des urnes" a souligné l'équipe de M. Baly lundi matin, ajoutant "il faut laisser du temps à la discussion", tout en tablant sur un accord d'ici "ce soir" pour permettre de préparer le second tour.
Le RN l'a emporté dans 24 communes au premier tour des municipales et est en tête dans 60 autres, selon son vice-président Sébastien Chenu qui a appelé lundi les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.
Trois maires d'arrondissement de Paris ont été réélus dès le premier tour des élections municipales dimanche, Rachida Dati dans le 7e, Jérôme Coumet dans le 13e et Jérémy Redler dans le 16e, selon les résultats complets communiqués par le ministère de l'Intérieur.
Arrivée loin derrière son adversaire socialiste Emmanuel Grégoire dans la course à l'hôtel de ville (25,46% contre 37,98%), la candidate LR/MoDem Rachida Dati est en revanche la mieux réélue des maires d'arrondissement, avec 58,77% des voix, devant Anne-Flore Rouillon pour la gauche unie hors LFI (14,95%).
Dans le 16e arrondissement, le maire sortant Jérémy Redler (union de la droite et du centre) repasse de justesse (50,62%) dès le premier tour. Il devance nettement la liste de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo qui, avec 22,53%, fait plus que deux fois son score pour la mairie centrale (10,40%).
Le maire de gauche du 13e Jérôme Coumet obtient lui 51,52% des suffrages, loin devant la liste du LR Jean-Baptiste Olivier qui totalise 14,02% des voix, talonné par l'Insoumis Christophe Prudhomme (13,60%).
Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, sur les municipales : «La seule qui peut permettre l'alternance à Paris, c'est Rachida Dati» dans #LaGrandeInterview
Toute l'info est à retrouver sur… pic.twitter.com/si3NAyUrqq— CNEWS (@CNEWS) March 16, 2026
«LFI ne peut pas gouverner une commune au regard de sa politique», pour Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.
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Les résultats sont tombés : je suis qualifiée au second tour ! C’est une percée historique pour nos idées. Maintenant, je m’adresse directement à Madame Dati. ⤵️ pic.twitter.com/NmWfzurZnN
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) March 16, 2026
Didier Laguerre, candidat du PPM (LDVG), le parti d’Aimé Césaire, est arrivé très largement en tête au soir du premier tour des élections municipales, dans la ville tenue par son parti depuis 80 ans.
M. Laguerre recueille 44,25% des suffrages contre 21,96% à son adversaire Francis Carole, épaulé par la député PS de Fort-de-France, Béatrice Bellay lors de ce scrutin. Steeve Moreau, ancien adjoint au maire et candidat du parti Pour le peuple fondé par Rodrigue Petitot, leader la mobilisation conte la vie chère sur l’île fin 2024, obtient 21,20% des voix.
Coude-à-coude inattendu, victoire par KO au premier tour, percée historique... Le premier tour des élections municipales a donné lieu à plusieurs surprises. Notre article ICI
Le candidat LFI Bally Bagayoko s'est imposé dimanche au premier tour des municipales à Saint-Denis, deuxième ville d'Ile-de-France. Notre article ICI
Cinq listes se sont qualifiées lundi pour le second tour des municipales à Paris, qui ont vu Emmanuel Grégoire arriver largement devant Rachida Dati, qui a proposé une fusion à son concurrent de centre-droit Pierre-Yves Bournazel.
Selon les résultats complets publiés par la Ville, Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance PS-Les Ecologistes-PCF, est crédité de 37,98% des voix, devançant nettement Rachida Dati, candidate LR et MoDem, donnée à 25,46%. L'insoumise Sophia Chikirou arrive troisième avec 11,72%, suivie de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) avec 11,34%, et Sarah Knafo (Reconquête!) qui s'est qualifiée en fin de comptage avec 10,40%.
'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo (Reconquête!) s'est qualifiée pour le second tour des élections municipales à Paris en franchissant la barre des 10% au bout du comptage, selon les résultats complets.
La liste Knafo totalise 10,40% des voix dans la capitale, qui verra potentiellement une quinquangulaire avec Emmanuel Grégoire (PS-Les Ecologistes-PCF, 37,98%), la LR-MoDem Rachida Dati (25,46%), l'insoumise Sophia Chikirou (11,72%) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance, 11,34%).
Le candidat LR Alain Carignon a créé la surprise dimanche en arrivant en tête du premier tour des élections municipales à Grenoble, devançant légèrement la favorite Laurence Ruffin, à la tête d'un collectif de partis écologistes et de gauche.
Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, a proposé dimanche à son concurrent d'Horizons Pierre-Yves Bournazel une "liste d'union" pour le second tour des municipales, une alliance à laquelle le parti d'Edouard Philippe se dit favorable.
Nous n’avons jamais été aussi proches de l’alternance à Paris. Chacun doit prendre ses responsabilités. J’y suis prête. J’ai parlé ce soir à @pybournazel pour lui proposer une liste d’union et l’emporter ensemble au second tour. Le temps est compté.
— Rachida Dati ن (@datirachida) March 16, 2026
Le maire sortant divers gauche de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Olivier Klein, a été réélu dimanche dès le premier tour des élections municipales, avec 55,42% des voix.
Ministre délégué à la Ville entre 2022 et 2023 et actuel recteur de l'académie de Strasbourg, l'ex-socialiste est maire de cette ville de banlieue parisienne depuis 2011. Clichy-sous-Bois, avec presque 30.000 habitants, reste la 3e ville la plus pauvre de France métropolitaine (42% de la population sous le seuil de pauvreté), malgré 20 ans de rénovation urbaine.
C'est aussi un territoire marqué par la mort, en 2005, de Zyed et Bouna, deux adolescents électrocutés après une course-poursuite avec la police, et par les émeutes qui ont suivi.