Face au scandale qui éclabousse le milieu du périscolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une série de mesures pour renforcer la protection des élèves dans les écoles.
«Quand on dépose son enfant à l’école, on doit le déposer dans une bulle de sécurité», a martelé le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, ce mercredi, sur RTL, après avoir constaté que «le niveau de contrôle» dans le périscolaire, a été «insuffisant». Pour y répondre, le ministre a évoqué de nouvelles nominations, ainsi qu’un futur projet de loi pour renforcer la protection des élèves à l’école.
Éclaboussé depuis plusieurs mois par une série de signalements de violences et d’agressions sexuelles, notamment à Paris, qui ont mis en lumière des failles dans le recrutement et dans la gestion des alertes, le milieu du périscolaire a été désigné comme priorité du nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire. Interrogé à ce sujet, Édouard Geffray a assuré qu’un travail sera également mené dans les écoles.
nouvelles nominations
Pour ce faire, le nouveau poste de défenseur des droits de l'enfant a été confié à Cristelle Gillard, inspectrice générale depuis 2018. Référente sur les violences sexistes et sexuelles dans l'enseignement supérieur au sein de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), «c'est une femme qui a une expérience juridique, qui est une véritable spécialiste», a déclaré le ministre sur RTL.
Une déléguée à la protection de l’enfance à l’école a par ailleurs été nommée et prendra ses fonctions «demain» (mercredi 2 avril, ndlr), a-t-il précisé. Elle «aura pour rôle que le scolaire et le périscolaire travaillent ensemble» sur les questions des violences sexistes et sexuelles, et «pourra être saisie» en cas de «dysfonctionnement» dans le cadre scolaire, selon Édouard Geffray.
Un projet de loi à venir
Le ministre a également assuré que les dispositifs de contrôle du personnel ont été renforcés. «Je fais en sorte que le passage au fichier (la consultation des fichiers judiciaires) soit périodique et non seulement à l’entrée dans l’éducation nationale», a-t-il indiqué. «Il faut mieux contrôler, afin d’évincer ceux qui se rendent coupables de comportements qui sont criminels ou de violence ordinaire», a-t-il ajouté.
Le ministre a aussi évoqué un futur projet de loi qui viserait à «interdire définitivement» aux personnels de l’Éducation nationale ayant eu des comportements inappropriés avec des mineurs de revenir en poste, «même s’ils n’ont pas été condamnés».