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Mobilisation de samedi à Saint-Denis : des journalistes du média Frontières invectivés et menacés par des manifestants

À Saint‑Denis, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés ce samedi contre le racisme à l’appel du maire Bally Bagayoko. Une équipe de journalistes du média Frontières a été prise à partie, forcée de quitter les lieux en urgence sous les insultes et les menaces.

Un rassemblement sous très haute tension. Samedi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Saint‑Denis (Seine‑Saint‑Denis) à l’appel du maire, Bally Bagayoko, pour «protester contre le racisme et les discriminations». Le rassemblement, qui s’est tenu sur le parvis de l’hôtel de ville, réunissait de citoyens, associations et figures politiques.

Cependant, la mobilisation ne s'est pas passée dans le plus grand des calmes. Sur place, le journaliste du média Frontières, Jordan Florentin, était en train de réaliser une interview quand la situation a très vite dégénéré. 

Selon les images qui circulent et les témoignages, Jordan Florentin, son cadreur et leur agent de sécurité ont été pris à partie par certains manifestants. Insultes, menaces et hostilités ont contraint l’équipe à être exfiltrée d’urgence pour sa sécurité.

«mon micro a été jeté à terre»

Sur le plateau de CNEWS, Jordan Florentin est ensuite revenu sur ces faits, témoignant de ce qu’il a vécu. «On a été pris à partie. Notre matériel a été touché, mon micro a été jeté à terre. Ce qui me choque le plus dans ces manifestations pourtant dites "antiracistes", c’est d’avoir des insultes envers mes agents de sécurité parce que noirs, qui se font traiter de "noirs de service"», a relaté le journaliste de Frontières. D’après le reporter, il a également été traité de «nazillon».

Une seconde équipe du même média présente au rassemblement a aussi été contrainte de quitter les lieux. Eva Duparc, journaliste de Frontières a dénoncé une différence de traitement vis‑à‑vis des autres médias présents : «Les autres médias pouvaient faire leur travail tranquillement. Ce n’est pas normal pour un média de devoir toujours se demander "ah mince qu’est‑ce qui pourrait m’arriver, est‑ce que je suis en danger ?"».

De son côté, le maire LFI Bally Bagayoko, qui avait appelé à cette mobilisation, se projette déjà vers une deuxième journée d'action, prévue cette fois le 3 mai prochain, à Paris.

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