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5 mois d'enquête, 234 personnes entendues... La commission d'enquête sur l'audiovisuel public s'achève ce mercredi

Charles Alloncle et Jeremie Patrier-Leitus étaient respectivement rapporteur et président de cette commission sur l'audiovisuel public. [BERTRAND GUAY / AFP]

Lancée le 28 octobre 2025, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public va s'achever ce mercredi après un nouveau passage de Delphine Ernotte devant les députés. Au cours des 67 auditions, 234 personnes ont été interrogées. 

Une commission qui aura fait du bruit. Ces cinq derniers mois, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public n'a cessé de faire parler d'elle. Au fur et à mesure des différentes auditions, les polémiques se sont enchaînées, notamment à la suite du passage devant les députés de certaines des personnalités les plus influentes du monde des médias. La dernière audition se tiendra ce mercredi avec le deuxième passage de Delphine Ernotte Cunci devant les députés. Lors de son premier passage devant la commission, la présidente de France Télévisions, avait regretté un «prisme de l'anecdote». 

Pour rappel, cette commission d'enquête a été créée à la demande de l'UDR d'Eric Ciotti, parti allié du RN qui prône la privatisation de l'audiovisuel public, dans la foulée de la publication d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée avec des responsables du PS. Depuis le lancement des auditions le 25 novembre dernier, 234 personnes ont été interrogées par les députés. 

charles alloncle, l'homme fort de la commission

Au cours des 67 auditions, certaines des personnalités les plus influentes du monde des médias ont défilé devant les députés, des moments de tension ont éclaboussé les débats. cristallisés autour d'un homme : le rapporteur Charles Alloncle. Si certains ont pointé le courage du travail qu'il a mené, d'autres ont été plus véhéments dans leur jugement. Xavier Niel, bousculé par le rapporteur, a qualifié la commission de «cirque», accusant Charles Alloncle de propager des «fake news». 

De son côté, Charles Alloncle a défendu son travail, estimant avoir découvert «un système de gabegies largement assumé» dans les 4 milliards d'euros annuels que l'Etat distribue aux chaînes et radios publiques. Il dénonce aussi un «système de castes et de privilèges», de l'opacité et des conflits d'intérêts dans l'attribution des contrats de France Télévisions aux sociétés de production. 

Après ses dernières questions posées à Delphine Ernotte, Charles Alloncle aura pour mission de rédiger son rapport qu'il soumettra dans une quinzaine de jours à la lecture puis au vote des membres de la commission. En cas de rejet, une situation rare, les travaux pourraient en théorie ne pas être rendus publics au nom de l'instance.

La situation budgétaire reste difficile pour France Télévisions, qui a adopté un plan de 150 millions d'euros d'économies pour faire face à des baisses de dotation de l'Etat et rester à l'équilibre en 2026. Au passage, sa présidente a promis de diviser par deux les dépenses de taxi du groupe (3,8 millions d'euros en 2024).

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