Plus de quatre mois après son ouverture, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a pris fin ce mercredi avec le passage de Delphine Ernotte devant les députés. À présent, le rapporteur Charles Alloncle va écrire son rapport, qu'il doit rendre dans une quinzaine de jours.
Une dernière étape. Lancée le 28 octobre 2025, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a fait jaser ces derniers mois, à travers de nombreuses polémiques. Avec 234 personnes interrogées par les députés lors des 67 auditions, les échanges ont parfois été très tendus, notamment entre Charles Alloncle, rapporteur, et les personnalités convoquées.
Ce mercredi, c'est Delphone Ernotte, présidente de France Télévisions, qui a clôturé le bal avec un deuxième passage devant la commission. Les auditions terminées, la prochaine étape interviendra fin avril avec le rendu du rapport écrit par Charles Alloncle.
Le rapporteur a une quinzaine de jours pour rédiger ses conclusions et formuler ses propositions d'évolutions, notamment législatives. Il a évoqué l'inscription d'une proposition de loi sur l'audiovisuel public à l'ordre du jour de la «niche» réservée à son groupe à l'Assemblée nationale, le 25 juin. Les 31 parlementaires qui composent la commission voteront le 27 avril pour ou contre la publication du rapport.
En cas de vote négatif, une situation rare, l'ensemble des travaux, y compris les comptes-rendus d'auditions et documents transmis, ne pourraient être rendus publics au nom de la commission d'enquête.
Tout au long des derniers mois, un homme s'est démarqué : le rapporteur, Charles Alloncle. Si certains ont pointé le courage du travail qu'il a mené, d'autres ont été plus véhéments dans leur jugement. Xavier Niel, bousculé par le rapporteur, a qualifié la commission de «cirque», accusant Charles Alloncle de propager des «fake news».