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Voici les 20 départements qui seront les plus concernés par des «déserts scolaires» en 2035, selon le Ministère de l’Education nationale

Le département le plus impacté serait la Meuse, avec une baisse d'élèves de 27,4%. [Adobe Stock]

L'Éducation nationale pourrait perdre près d'1,7 million d'élèves d'ici 2035, selon les projections de son ministère. Voici les 20 départements les plus concernés. 

Une baisse majeure. L'Éducation nationale pourrait perdre près d'1,7 million d'élèves d'ici 2035, selon les projections du ministère de l'Éducation. Cela représente une baisse de 14,2% par rapport à 2025. «Tout le système éducatif va être impacté» par ce «mouvement extrêmement ample qui touchera tout le territoire», malgré des «disparités nationales assez fortes», regrette Édouard Geffray, ministre de l'Éducation, dans les colonnes du Parisien le 7 avril.

Le département le plus impacté serait la Meuse, avec une baisse d'élèves de 27,4%. Ce territoire du nord-est ne devrait plus qu'avoir 10.058 élèves dans moins de dix ans. Le deuxième département le plus touché se trouve dans la région Grand Est et serait l'Ardennes, avec une perte estimée à 23,9%. Le top 3 est complété par la Martinique avec -23%.

Des regroupements intercommunaux

S'ensuivent l'Aude avec -22,5%, la Vienne avec -22,3%, l'Aube avec -21% et la Meurthe-et-Moselle avec -21,5%. Le Nord suit de près avec un manque de 20,9%. Il n'y aura plus que 199.072 élèves, soit près de 53.000 étudiants de moins. Les Côtes-d'Armor et l'Eure-et-Loir suivent avec une perte estimée à 20,7%. Le Pas-de-Calais descendrait à 20,3% et la Creuse à 20%

L'Aisne connaîtrait une perte de 19,9%, la Haute-Saône de 19,7%, l'Yonne de 19,6%, l'Eure, la Haute-Vienne, le Vaucluse, la Moselle et le Rhône de 19,5%. 

Si «dans les territoires ruraux, il peut y avoir des regroupements pédagogiques intercommunaux», en revanche «en milieu urbain, il va falloir s'interroger sur le maillage», a expliqué Édouard Geffray, en particulier à Paris, au «maillage d'écoles, de collèges et de lycées extrêmement dense» et «qui va perdre 30% de ses élèves en dix ans, cela impose de s'adapter».

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