À Vénissieux (Rhône), la distribution du courrier est suspendue dans plusieurs immeubles, à cause de violences liées à un conflit entre narcotrafiquants. Face à la situation, des renforts policiers ont été déployés, tandis que les résidents doivent désormais récupérer leur courrier au bureau de poste.
Signal d’alarme ou aveu d’impuissance ? Dans la commune de Vénissieux (Rhône), les facteurs de La Poste ne peuvent plus exercer leur mission dans des conditions normales. Jusqu’à nouvel ordre, le courrier n’est plus distribué dans une dizaine d’immeubles de Vénissieux, dans le quartier Joliot-Curie. Postiers et habitants partagent la même peur, redoutant «la balle perdue».
En cause, une probable guerre de territoire entre narcotrafiquants qui mobilise toute l’attention des services de police. «Quand un service public comme la poste n’arrive plus à fonctionner et ne fait plus de tournée, c’est le signe qu’un quartier subit des pressions importantes des narcotrafiquants, et ce sont les habitants qui en payent le prix fort», dénonce le secrétaire Rhône unité Police Sébastien Gendraud au micro de CNEWS.
60 policiers déployés
En réaction aux fusillades, le préfet a annoncé l’arrivée d’une soixantaine de policiers, sans préciser la durée du déploiement. «Pour agir, il nous faut des effectifs, des moyens supplémentaires et c’est important que le ministre de l’Intérieur puisse nous fournir ces effectifs rapidement pour que l’on puisse réagir et reprendre le terrain».
En attendant des conditions de sécurité suffisante pour les postiers, les habitants concernés sont invités à récupérer courriers et colis au bureau de poste central, entre 9h30 et 11h30 du matin.