Une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud, l'écologiste Yannick Jadot et l'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique), ont appelé samedi à «construire un projet crédible et mobilisateur» pour la présidentielle de 2027.
A un an de la présidentielle, une partie de la gauche cherche à s'unir pour «gagner maintenant». Une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes ont appelé ce samedi 19 avril à la construction d’un projet commun, afin de «contrer le RN» en vue de l’élection présidentielle de 2027.
S'alarmant d'une «percée inédite de l'extrême droite» aux élections municipales, ces responsables, parlementaires et élus locaux, parmi lesquels Boris Vallaud, Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann ont estimé que la gauche et les écologistes «reculent dramatiquement dans les territoires ruraux et péri-urbains.
Dans une tribune parue sur un nouveau site, «construire2027», les élus se sont inquiétés de voir que «des pans entiers de nos élites se résignent et se préparent à la bascule annoncée de la France dans le camp trumpiste et poutiniste».
«Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027 (...) Nous voulons gagner maintenant», ont-ils martelé.
Parmi les signataires de cette tribune, des cadres socialistes, comme le patron des sénateurs Patrick Kanner, et des opposants internes au Premier secrétaire Olivier Faure, comme la patronne de la région Occitanie Carole Delga ou le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, mais aussi plusieurs maires et élus locaux, ainsi que quelques parlementaires écologistes, communistes ou Place publique.
Un «projet à vocation majoritaire»
Alors que la gauche, hors France insoumise, se divise pour l'instant sur le mode de désignation d'un candidat à la présidentielle, ils appellent à «opposer à l'extrême droite un espoir pour le pays, un projet crédible et mobilisateur».
Pour ces signataires, les «condamnations morales, les comparaisons historiques avec les années 30 et les rapprochements avec l'Amérique de Trump, la Hongrie d'Orban (...) ou la Russie de Poutine, aussi pertinents et inquiétants soient-ils, ne suffisent plus».
Dans leur appel, qui est ouvert aux signatures du public, ils ont jugés que seule la construction «d'un projet à vocation majoritaire» et de «l’équipe qui le mettra en œuvre», permettra de faire émerger la «candidature de large rassemblement» à la présidentielle, sans se prononcer sur un mode de désignation.
Par ailleurs, la patronne des Ecologistes Marine Tondelier avait adressé ce vendredi un courrier aux autres partis de gauche, hors LFI, proposant de créer un «socle» programmatique «partagé».
Reste que les velléités de candidature se multiplient à gauche, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve ayant fait un pas supplémentaire samedi, en annonçant à Paris les membres son futur «comité politique».