En marche vers une candidature à la présidentielle en 2027, l’ancien Premier ministre, Gabriel Attal sort le 23 avril prochain «En homme libre», un livre dans lequel il se confie sur son parcours politique mais également sur sa vie privée et sa jeunesse.
Des confidences très personnelles. Gabriel Attal poursuit son chemin vers une candidature à l’élection présidentielle de 2027. Celui qui a été le plus jeune Premier ministre de la Ve République est revenu dans un portrait qui sera diffusé sur TF1 sur des évènements durs de sa jeunesse, dont il parle dans son livre «En homme libre», qui doit paraître ce jeudi 23 avril.
Un père accro au jeu puis à la drogue. Une mère-courage qui, avec ses 3 sœurs, forment un clan autour de lui. @GabrielAttal est sans doute, parmi les politiques, l’un de ceux qui se dévoilent le plus.
Il est "Le Portrait de la Semaine" d'@audrey_crespo dimanche à 19h30 sur @TF1. pic.twitter.com/RJ4wYfjGaH— Sept à Huit (@7a8) April 18, 2026
En effet, dans son ouvrage, le chef de file du parti présidentiel Renaissance s’est longuement confié sur sa jeunesse et notamment sur ses deux parents et ses trois sœurs.
«Mon père, c’était une personnalité assez exceptionnelle. Il a eu plein de vies, il a été journaliste, il a été avocat et puis après il était passionné de cinéma donc il a voulu produire des films», a ainsi expliqué Gabriel Attal.
Toutefois, le père du député des Hauts-de-Seine a eu une part plus sombre dans sa vie, en étant addicte aux jeux d’argent et plus précisément au poker. Une addiction qui mettait en danger sa famille.
«A certains moments, il a demandé qu’on lui prête de l’argent quand il jouait le soir et un jour, j’ai le souvenir qu’avec mes sœurs, ça a sonné à la maison, donc on va ouvrir et c’étaient trois hommes qui demandaient à voir notre père et des propos menaçants», s’est remémoré Gabriel Attal.
«C’est quelque chose quand vous êtes enfant qui est très violent parce que vous avez peur (…) Ça a été quelque part un électrochoc pour lui et il a décidé de se faire interdire de jeux, donc il ne pouvait plus aller dans les clubs pour se protéger et nous protéger», a-t-il ajouté.
«Ma mère, c’est un modèle»
Toutefois, cela n'a pas suffi puisque, comme l’a confié l’ancien Premier ministre, son père est tombé dans une nouvelle addiction : la drogue. «On voyait que notre père n’allait pas bien à certains moments et ça nous est arrivé le matin de pas réussir à le réveiller pendant un certain temps», a-t-il livré.
Il est encore très jeune quand sa mère a décidé de quitter son père. «Après le divorce de mes parents, il y a eu des moments où il n’était pas là et ma mère nous expliquait qu’il allait se reposer et en fait j’ai su ensuite que c’étaient des cures de désintoxication. Mais à l’époque, évidemment, quand vous avez 11, 12 ou 13 ans, vous ne réalisez pas totalement et on vous protège», a-t-il précisé.
Une mère, qui avec ses trois sœurs, a était pour le jeune Gabriel Attal, un exemple de courage. «Ma mère, c’est un modèle et c’est une héroïne», a-t-il déclaré, rappelant qu’elle avait fait le choix de ne pas faire d’études pour pouvoir s’occuper de ses enfants. «Ça a été très dur pour elle du fait des addictions de mon père, donc elle a dit ‘ce n’est plus possible, il faut que je m’en aille’. Mais elle était sans diplôme, elle n’avait jamais travaillé», s’est-il remémoré.
«C’est hyper dur quand vous êtes une femme de quitter votre mari, de partir avec vos enfants sans avoir de sécurité pour la suite. Donc elle a conquis sa liberté et son indépendance», a ajouté Gabriel Attal.
«C’était très dur pour elle, elle ne savait pas si elle allait s’en sortir. Elle a eu un premier emploi d’assistante, ensuite elle a gravi les échelons. Aujourd’hui je suis très fière d’elle parce qu’elle a créé sa propre entreprise», a-t-il conclu sur le sujet.
Des confidences très personnelles sur des épreuves et des figures qui ont fait de Gabriel Attal, l’homme qu’il est aujourd’hui.