La ferme de Grémonville (Seine-Maritime) a terminé le plus important chantier de restauration de haies bocagères du département. Cette initiative a pour but de lutter contre l'eau impropre à la consommation.
Une action environnementale de grande ampleur. En Seine-Maritime, près de Rouen, suite aux inondations et aux fortes précipitations, l'eau du robinet est devenue impropre à la consommation. À Grémonville, Eugene Lefevre et sa fille Camille, propriétaires d'une ferme à Grémonville, ont lancé le plus grand programme du département de Seine-Maritime.
Soutenus par la chambre de l'agriculture de Seine-Maritime et la Direction départementale des territoires et de la mer, l'architecte et la paysagiste, ont implanté près de 3.500 mètres de haies soit, 3.675 arbres de haut jet, cépées et arbustes selon Le Parisien.
L'urbanisation, en partie responsable
Cette ajout massif intervient alors que la présence des arbres nécessaires à la bonne tenue des sols et des eaux s'est raréfiée. En effet, les experts dénoncent depuis des années l'urbanisation et l'agriculture intensive, qui ont, après la Seconde Guerre Mondiale, réduit les haies bocagères pour des immenses plaines.
Ces haies apportent des bienfaits sur la régulation des ruissellements qui vise à éliminer la turbidité de l'eau, la pollution et l'érosion des sols. Elles apportent aussi des éléments positifs sur la protection de la biodiversité et le retour des insectes, des reptiles, des mammifères et de la flore.
«Un couloir de protection»
«Cela va créer un couloir de protection, de nidification, d'alimentation et d'équilibre pour la biodiversité. Les haies permettront aussi un fort stockage de carbone», détaille l'exploitant dans les colonnes du Parisien.
Grâce à la construction d'un talus à l'ancienne, la terre s'est étirée sur 1.2 hectare et 25 centimètres de profondeur. Le but est d'éviter l'assèchement des sols dû aux vents.
Le coût s'élève à 50.000€, dont 90% aidés par différentes organisations comme la Société Environnements forêts.
Mais, Eugene Lefevre ne compte pas s'arrêter là, il sensibilise les nouvelles générations et les forme. En mars, 22 étudiants du lycée Naturopôle de Fauville-en-Caux sont venus participer à la plantation de 300 mètres linéaires de haies.