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Prévu pour 2028, ligne Paris-Bordeaux... Ce que l'on sait du premier TGV de Velvet, futur concurrent de la SNCF

Rachel Picard et Timothy Jackson ont levé près d'un milliard d'euros pour concurrencer la SNCF. [Philippe LOPEZ / AFP]

La SNCF va devoir composer avec un nouveau concurrent sur le territoire français. Velvet, société du groupe Proxima, a annoncé l’ouverture de plusieurs lignes de TGV, afin de concurrencer l’entreprise publique.

Un nouvel opérateur ferroviaire concurrent de la SNCF affiche ses couleurs : Velvet, qui prévoit de desservir dès 2028 Bordeaux, Angers, Nantes et Rennes avec des lignes à grande vitesse à partir de Paris, présente ce mercredi sa première rame sortie de l'usine Alstom à La Rochelle.

Livrée vert foncé et logo Velvet couleur lilas, la rame Avelia Horizon à deux étages est la première des douze commandées par la société privée Velvet. Les premiers essais sur rail vont débuter à partir de 2027, a indiqué à l'AFP Rachel Picard. Cette ancienne directrice de la branche voyageurs de la SNCF jusqu'en 2020 a cofondé l'entreprise avec Timothy Jackson, lui-même ancien dirigeant des activités de la RATP en Grande-Bretagne.

trois lignes pour débuter

Pour se lancer dans l'aventure, Velvet a levé un milliard d'euros auprès du fonds d'investissement Antin Infrastructure Partners, dont 850 millions d'euros sont dédiés au contrat avec Alstom signé en 2024. Outre les 12 trains à grande vitesse de dernière génération, les mêmes que ceux commandés par la SNCF, le contrat prévoit leur maintenance pendant 15 ans. Celle-ci sera réalisée par Alstom dans un atelier en construction près de Bordeaux.

«Nous commencerons avec trois lignes d'un coup : Paris-Bordeaux, Paris Angers-Nantes, et Paris-Rennes. Ce qu'aucun nouvel opérateur ne fait», indique Mme Picard, avec 10 millions de places prévues au total sur les trois destinations.

Pour remplir ses trains, Velvet compte sur le déséquilibre entre l'offre et la demande qui existe sur les axes de la façade atlantique desservis seulement par la SNCF. «Actuellement, 15% de voyageurs ne trouvent pas de place et renoncent à leur voyage sur chacune de ces routes. Selon nos estimations, 25% ne trouveront pas de place en 2028 si rien n'est fait», ajoute-t-elle.

Confiante dans la «tendance structurelle de croissance à long terme» pour ces destinations, elle observe que «beaucoup d'entreprises, notamment dans la tech, sont bi-localisées entre Paris et Rennes ou Nantes». Elle souligne : «il y a une vraie tendance au développement économique de ces régions de la façade atlantique et la hausse des prix du pétrole est aussi un facteur de croissance pour le train».

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