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Hausse des prix des carburants, vols, inflation... Les Français contraints de se limiter pour les vacances d'été, selon une étude

Plus de la moitié des Français prévoient de réduire leur budget vacances. [RAYMOND ROIG / AFP]

Alors que le quotidien des Français est impacté par les conséquences de la guerre en Iran, leurs vacances devraient l'être également. Selon une récente étude Ifop pour Alliance France Tourisme, les vacanciers partiront moins, plus près, avec des budgets rognés et un recours accru à l’hébergement gratuit.

Une cure d'austérité estivale. Alors que se profilent les vacances d'été, les conséquences de la guerre en Iran sont venues rebattre les cartes pour bon nombre de Français. Une récente étude Ifop pour Alliance France Tourisme, groupe de réflexion qui réunit des grandes entreprises du secteur du tourisme comme Accor, Air France ou encore la Compagnie des Alpes, a dressé un premier panorama. Pas d'abondance, mais plus de sobriété. Telles sont en substance ses conclusions. 

Dans «un contexte marqué par les tensions géopolitiques internationales, la hausse des coûts de l'énergie et une pression inflationniste durable», les vacances d'été des Français «s'inscrivent davantage dans une logique de proximité, de recentrage. L'été 2026 confirme ainsi un net ralentissement des départs», note l'étude. 

Une incertitude liée à la guerre

Dans le détail, «68% des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025» et «seuls 37% se déclarent certains de partir, contre 50% l'an dernier, traduisant une montée de l'incertitude». 

«Cette étude montre qu'il n'y a pas d'effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l'effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires», souligne le président de l'Alliance France Tourisme, Dominique Marcel, cité dans le communiqué. 

La France, destination privilégiée

Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres : 71% choisissent la France (+3 points par rapport à 2025), contre 23% l'Europe et seulement 9% des destinations lointaines. 

«Les inégalités d'accès aux vacances demeurent marquées», estime l'Alliance France Tourisme puisque «84% des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58% des catégories modestes». «La contrainte budgétaire se renforce nettement en 2026», selon le communiqué, avec un budget moyen qui s'établit à 1.530 euros, en baisse d'environ 150 euros en un an. 

Des séjours moins longs

Plus de la moitié des Français prévoient de réduire leur budget vacances, en agissant d'abord sur la durée ou la fréquence des séjours (61%), les dépenses sur place (60%) et la recherche d'offres moins coûteuses (47%). 

Quelque 86% des Français déclarent puiser dans leur épargne pour financer leurs vacances. Ces arbitrages se traduisent aussi dans le logement puisque l'hébergement gratuit passe de 22% à 32% sur un an pour les courts séjours, et de 20% à 31% pour les longs séjours.

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