Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Jeune Garde : le Conseil d’Etat rejette le recours du groupuscule antifasciste contre sa dissolution

Dans un communiqué, le Conseil d’Etat a rejeté, ce jeudi 30 avril, le recours formé par le groupuscule antifa de la Jeune Garde contre sa dissolution décidée par le gouvernement le 12 juin 2025. 

Après avoir été saisi par La Jeune Garde, le Conseil d’Etat a rejeté ce jeudi 30 avril le recours du groupuscule d'ultra-gauche contre sa dissolution, prononcée par le gouvernement par décret en date du 12 juin 2025. Dans sa décision, l’institution a révélé que la dissolution était légale, et ce pour diverses raisons. 

D’abord, et alors que La Jeune Garde se définit comme un groupe antifasciste, le Conseil d’Etat a relevé que ce même groupuscule «menait des actions dites de "vigilance antifasciste"». 

Concrètement, La Jeune Garde incite ses propres membres, «qu’elle préparait à des affrontements violents par des stages présentés comme "d’auto-défense", à exclure physiquement de l’espace public toutes les personnes considérées comme "fascistes"», et ce à travers des opérations de «quadrillage» de quartiers, «que le groupement valorisait sur les réseaux sociaux». 

Ensuite, il s’est avéré que La Jeune Garde a «effectivement incité à commettre des agissements violents, tant par ses soutiens explicites à certains comptes sur les réseaux sociaux que par son absence de réaction à leurs contenus».

Un groupuscule attaché à la violence et aux provocations

Selon l’institution, des comptes dénommés «Antifa Squad» avaient imputé, à plusieurs reprises, à ce groupuscule différentes actions violentes contre des personnes qu’il considère comme «fascistes», et ce à travers des publications sur les réseaux sociaux de «vidéos, photographies et messages violents et explicites, valorisant de telles actions». 

Toujours d’après la même source, plusieurs branches locales du groupuscule d’ultra-gauche avaient réagi à des publications d’«Antifa Squade» qui «imputaient à leur propre groupement de telles actions». 

«Les responsables de La Jeune Garde, alors même qu’ils n’ignoraient pas l’existence de ces publications et qu’ils avaient habituellement une politique de communication affirmée, n’ont pris aucune mesure pour contester l’imputation de ces actions ou se désolidariser des messages qui les mettaient en valeur», écrit le Conseil d’Etat. 

Enfin, l’institution a confirmé que les provocations de La Jeune Garde étaient régulièrement suivies d’effets. «Si le groupement contestait certains des faits qui lui étaient reprochés, ses membres prenaient souvent l’initiative de l’utilisation de la violence dans l’espace public, sans que le groupement ait condamné de telles actions», peut-on lire dans ce même communiqué.

Par conséquent, le Conseil d’Etat a jugé que la dissolution du groupuscule était «nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes ainsi portées à l’ordre public». 

Sur le réseau social X, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a salué «une décision importante pour la défense de l'ordre public et de nos valeurs républicaines». Son prédécesseur à Beauvau, Bruno Retailleau, réagissant sur le même réseau social, a rappelé avoir porté en Conseil des ministres la dissolution du groupement et s'est félicité «d'une grande victoire». 

Récemment, et malgré sa dissolution, la Jeune Garde a été au coeur de la polémique après la mort du jeune militant Quentin Deranque à Lyon. Plusieurs des agresseurs présumés étaient membres du groupuscule. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités