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«La Jeune Garde» : le groupement antifa conteste sa dissolution ce vendredi devant le Conseil d’État

Le groupement devait contester cette décision le 11 février dernier, mais l'audience avait été reportée sans que les raisons soient précisées. [Guillaume BAPTISTE / AFP]

Ce vendredi 3 avril, le mouvement antifasciste lyonnais la Jeune Garde va contester sa dissolution devant le Conseil d’État. La procédure de dissolution avait été décidée en conseil des ministres le 12 juin 2025. 

L'affaire est portée devant la plus haute juridiction administrative du pays. La Jeune Garde sera confrontée, ce vendredi à 14 h, au Conseil d’État. Le mouvement antifasciste lyonnais, cofondé par le député insoumis Raphaël Arnault, a été dissous en conseil des ministres le 12 juin 2025. Une décision qu'il conteste.

«Sous couvert d'organiser la défense de ses membres, le groupement provoque à des agissements violents contre les personnes, en vue d'affrontements avec les groupes adverses d'ultra-droite», pouvait-on notamment lire dans le décret du président de la République. 

Initialement, le groupement antifa devait contester cette décision le 11 février dernier, mais l'audience avait été reportée sans que les raisons soient précisées par la plus haute juridiction administrative. 

une mort qui pèse sur le dossier

Créée en 2018, la Jeune Garde a récemment fait parler d'elle avec la mort, le 12 février dernier, du jeune militant identitaire Quentin Deranque, passé à tabac à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. 

Alors qu'il était sur place pour assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis, le jeune homme de 23 ans avait été frappé au sol par plusieurs personnes encagoulées, avant que mort s'en suive.

Dans le cadre de l'enquête, deux collaborateurs de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot et Robin Chalendard avaient été interpellés. Le premier, également membre de la Jeune Garde, avait été placé en détention provisoire et mis en examen pour «complicité d’homicide volontaire par instigation». Le second a été remis en liberté et doit être convoqué ultérieurement au tribunal pour répondre de «recel de malfaiteur».

A la suite de cette affaire, Raphaël Arnault s'était muré durant plusieurs semaines dans le silence. Le député insoumis a finalement fait son retour à l'Assemblée nationale, ce mercredi 1ᵉʳ avril. Quelques heures plus tôt, il avait affirmé dans une interview donnée au média de gauche Blast, «poursuivre (son) mandat». 

Une intervention faite vraisemblablement en réponse aux nombreux appels à la démission émis par une large partie de la classe politique en réaction à la mort de Quentin Deranque. 

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