Sous l’effet de la guerre en Iran et d’un contexte économique anxiogène, le moral des ménages français continue de chuter. En mai, l’indicateur de confiance a encore reculé pour atteindre son niveau le plus bas depuis mars 2023, selon l’Insee.
Les Français n'ont jamais été aussi pessimistes. D’après les dernières données publiées mercredi par l’Institut national de la statistique (Insee), la confiance des ménages s’est de nouveau dégradée en mai pour atteindre son niveau le plus bas depuis mars 2023.
L’indicateur qui la mesure recule de deux points, à 82, après une première baisse marquée en avril où il s’établissait à 84. Un niveau désormais bien éloigné de sa moyenne historique fixée à 100 sur la période 1987-2025.
Cette nouvelle baisse intervient dans un contexte tendu, notamment en raison des fortes incertitudes géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient. Comme le mois précédent, les Français se montrent de plus en plus réticents à effectuer des dépenses conséquentes.
Un pessimisme accentué sur le niveau de vie
Autre signal préoccupant : les ménages redoutent davantage une dégradation de leur pouvoir d'achat. Le solde d’opinion, c'est-à-dire la différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et la proportion de répondants ayant exprimé une opinion négative, chute de sept points, atteignant son niveau le plus bas depuis juillet 2022.
Seul point de relative stabilité : la perception de la capacité d’épargne. Les ménages estiment que leur aptitude à mettre de l’argent de côté reste globalement inchangée. Le solde associé atteint 40 en mai, un niveau nettement supérieur à sa moyenne de long terme (19).
Concernant l’évolution des prix, les craintes d’une accélération de l’inflation reculent. En mai, le solde d’opinion diminue de huit points. Il demeure toutefois élevé, bien au-dessus de sa moyenne historique, après deux hausses successives marquées en mars (+30 points) et en avril (+9).