La célèbre verrerie Duralex, en difficulté financière, s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire en début de semaine prochaine, deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés.
Un coup dur pour ce symbole tricolore. Deux ans après une reprise en coopérative par des salariés, l'entreprise Duralex devrait demander son placement en redressement judiciaire. Selon l'AFP, cette annonce devrait advenir lundi prochain.
La situation de l'entreprise qui emploie 243 salariés, est considérée comme «catastrophique» économiquement. Certains salariés auraient ainsi reçu que 50% de leur dernière paie. Si le tribunal de commerce d'Orléans accède à cette demande et accepte de placer l'entreprise sous sa protection, l'entreprise connaitrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années.
Le ministère de l'Economie avait indiqué vendredi qu'un audit de l'entreprise était en cours, à la demande de l'Etat, en raison d'une situation de trésorerie «tendue».
Une société historique
Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier.
Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement.
Mais depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise, qui avait déjà failli disparaître en avril 2024.
François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire «intenables» pour plusieurs observateurs.