Après avoir dégradé la note de la dette souveraine de la France en octobre 2025, l'agence Standard and Poor's va de nouveau juger la situation économique française ce vendredi. Un statu quo est attendu.
La santé économique de la France jugée. Standard and Poor's juge vendredi la qualité de la note souveraine de la France, qu'elle avait inopinément abaissée en octobre dernier. Sa note est actuellement identique à celle de l'agence Fitch et un cran en dessous de Moody's, et pourrait rester inchangée.
En octobre, en amont du calendrier prévu, S&P Global avait dégradé d'un cran la note de la dette souveraine, l'abaissant à A+ «dette de qualité "moyenne supérieure"» un mois après sa concurrente Fitch.
La troisième grande agence, Moody's, reste un cran au-dessus, à Aa3, et n'a pas changé cette note en avril.
un statu quo attendu
L'agence avait indiqué en octobre qu'elle pourrait de nouveau abaisser la note de la France «si sa situation budgétaire se détériore au-delà de nos prévisions ou si ses perspectives de croissance économique se dégradent sensiblement».
Ainsi, elle prévoyait que le déficit public allait s'aggraver encore à 5,3% du PIB cette année. Mais ces derniers jours, l'UE estime qu'il se limitera à 5,1%, après 5% l'an dernier, et le FMI le voit même s'améliorer à 4,9%.
«La situation budgétaire de la France resterait donc préoccupante, mais quand même meilleure que ce que S&P projetait en octobre», a expliqué Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management, à l'AFP.
Pour la croissance 2026, S&P la prédisait à 1% en octobre, et désormais la Commission et le FMI l'entrevoient respectivement à 0,8% et 0,9% : c'est certes une dégradation, mais «elle est commune à tous les pays» affectés par la guerre en Iran commencée fin février et qui a entraîné depuis une quasi-paralysie du trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz.