L'agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) a maintenu ce vendredi 29 mai la note de la dette française, évaluée à A+, c’est-à-dire, une dette de qualité «moyenne supérieure» avec perspective stable.
Une dégradation l’automne dernier. La note de la dette française a été maintenue à A+ ce vendredi 29 mai par l’agence de notation américaine S&P. L'agence n'a publié aucun commentaire, laissant sa notation telle quelle.
Dans une déclaration à l’AFP, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a indiqué prendre «acte de la décision de l'agence S&P de maintenir la note de la France».
«Le gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit public et de la dette, afin de garantir dans la durée la solidité financière et la compétitivité de l'économie française», a précisé le locataire de Bercy.
Les économistes s'attendaient à un statu quo, car le gouvernement fait preuve de prudence dans la gestion des finances publiques récemment, particulièrement face à la hausse du prix du carburant.
En octobre dernier, en amont du calendrier prévu, S&P Global avait dégradé d'un cran la note de la dette souveraine, l'abaissant à A+, c’est-à-dire une dette de qualité «moyenne supérieure» avec perspective stable.
Un déficit public en amélioration
Un mois plus tôt, l’agence concurrente Fitch avait également abaissé la note française. La troisième grande agence, Moody's, reste un cran au-dessus, à Aa3, et n'a pas modifié cette note en avril.
En octobre S&P avait par ailleurs indiqué qu'elle pourrait de nouveau abaisser la note de la France «si sa situation budgétaire se détériore au-delà de nos prévisions ou si ses perspectives de croissance économique se dégradent sensiblement».
S&P prévoyait à l'époque que le déficit public allait s'aggraver encore à 5,3% du PIB cette année. Mais ces derniers jours, la Commission européenne a estimé qu'il se limitera encore à 5,1%, et le FMI le voit même s'améliorer à 4,9%.
Pour la croissance 2026, S&P la prédisait à 1% en octobre, mais, malgré la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février, la Commission européenne et le FMI l'entrevoient respectivement à 0,8% et 0,9%. Une légère dégradation qui reste commune à tous les pays du fait de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz.