Effectuer un virement bancaire peut être soumis à certaines conditions. Si ce dernier dépasse une certaine somme, il est probable que la banque vous demande de le justifier. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Avec l’essor des plateformes de virements bancaires comme Wero ou Lydia, les transactions n’ont jamais été aussi simples. En 2026, les Français délaissent de plus en plus les chéquiers et privilégient les virements d’argent via leur application bancaire. Plus rapides, plus simples et souvent instantanées, ces pratiques permettent aux utilisateurs de recevoir ou d’envoyer de l’argent en un rien de temps. Mais peut-on vraiment envoyer de l’argent virtuellement de manière «illimitée» ?
Selon certaines sources, il serait possible d’effectuer des virements pouvant aller jusqu’à 8.000 euros. Au-delà, la banque serait en capacité de bloquer cette transaction, à moins de fournir un justificatif.
Il n’existerait pas de «seuil fixe»
Interrogée par Capital, la Fédération Bancaire de France (FBF) a indiqué qu’aucun seuil fixe n’a été imposé par la loi française. Concrètement, les banques ne peuvent pas bloquer les virements allant au-delà des 8.000 euros, à moins qu’une suspicion de blanchiment soit détectée. Dès lors, les banques doivent faire preuve d’une «obligation de vigilance » et exiger ainsi un justificatif pour « toute opération atypique au regard du profil du client».
Mais avant de crier au «blanchiment d’argent», les banques doivent se référer au profil du client, ce qui inclut notamment les revenus, le patrimoine ou encore la situation professionnelle. S’il y a suspicion, l’établissement bancaire se réserve le droit de réclamer des explications et des informations supplémentaires comme une facture ou encore une attestation de donation déclarée aux impôts.
Quels sont les risques en cas de déclaration de soupçon ?
En cas de soupçon, la banque a dans l’obligation d’émettre un signalement auprès de Tracfin, le service de renseignement financier. Elle doit notamment fournir les antécédents de transmission de fonds du client suspecté de 1.000 euros et plus, l’identité des personnes concernées ainsi que le descriptif des opérations suspectes.
Si le soupçon est avéré, une peine de 5 ans d’emprisonnement est encourue ainsi qu’une amende de 375.000 euros. En cas de situation «aggravante», la peine peut s’étendre jusqu’à 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende, précise le Code pénal.