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Universités, travail, recherche : les secteurs visés par les coupes de Bercy

Parmi les ministères les plus touchés figure celui du Travail, qui voit 122 millions d'euros de crédits supprimés. [BERTRAND GUAY / AFP]

Le gouvernement prévoit près d’un milliard d’euros d’annulations de crédits dans le budget 2026 afin de faire face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Les secteurs de la recherche, de l’emploi et des investissements stratégiques figurent parmi les plus affectés par cet effort budgétaire.

Les laboratoires, les universités et les dispositifs d’aide à l’emploi vont devoir se serrer la ceinture. Selon deux projets de décrets transmis au Parlement, le gouvernement prévoit d’importantes annulations de crédits dans plusieurs secteurs clés afin de compenser les surcoûts liés à la guerre au Moyen-Orient et à la hausse de la charge de la dette.

Au total, l’État prévoit de supprimer 847 millions d’euros d’autorisations d’engagement et 954 millions d’euros de crédits de paiement dans le cadre du budget 2026. Ces économies doivent notamment permettre de financer les mesures de soutien mises en place face à la hausse des prix de l’énergie ainsi que les conséquences financières du contexte international.

Le travail et la recherche dans le viseur 

Parmi les ministères les plus touchés figure celui du Travail, qui voit ses crédits amputés de 122 millions d’euros. Cette réduction pourrait notamment affecter les aides à l’apprentissage, déjà revues à la baisse dans le projet de budget pour 2026.

Le gouvernement tente toutefois de rassurer. Le cabinet du ministre du Travail assure que cet ajustement représente moins de 1 % de l’effort global consacré à l’apprentissage et ne remet pas en cause l’objectif de 800.000 apprentis fixé par l’exécutif.

La recherche et l’enseignement supérieur subissent également un important coup de rabot. Les annulations atteignent 139 millions d’euros d’autorisations d’engagement, avec des réductions particulièrement marquées dans les programmes consacrés aux recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ainsi qu’aux formations supérieures et à la recherche universitaire.

Par ailleurs, 200 millions d’euros de crédits sont supprimés au titre des régimes sociaux et de retraite de la RATP et de la SNCF.

France 2030 impacté, les ministères régaliens préservés 

Les investissements d’avenir ne sont pas épargnés. Le plan France 2030 voit ainsi disparaître 100 millions d’euros de crédits de paiement, dont plus de 60 millions destinés au financement des investissements stratégiques.

À l’inverse, les ministères des Armées et de la Justice échappent à ces annulations de crédits. Les documents transmis aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat doivent désormais faire l’objet d’auditions parlementaires dans les prochains jours.

Ces coupes s’inscrivent dans un effort budgétaire plus large. Bercy prévoit également le gel de 3,2 milliards d’euros de crédits de l’État, réparti entre l’ensemble des ministères à l’exception des Outre-mer. À cela s’ajoutent 2,2 milliards d’euros issus du gel des allègements de cotisations sociales sur les bas salaires, annoncé la semaine dernière.

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