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Violences après le sacre du PSG : Gabriel Attal plaide pour un durcissement de la justice des mineurs

Gabriel Attal a notamment relevé l'importante présence de jeunes dans les incidents qui ont éclaté dans la soirée du 30 mai. [LOU BENOIST / AFP]

Invité à s’exprimer sur les incidents survenus en marge de la finale de la Ligue des champions, Gabriel Attal a fait part de sa volonté d'adapter la justice des mineurs à ce qu’il qualifie de «changement de société».

Les débordements qui ont émaillé la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions n’ont pas manqué de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Ce lundi 1er juin, Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, s’est ainsi exprimé sur ces scènes de violences urbaines. 

Relevant notamment l'importante présence de jeunes dans les incidents, celui qui est désormais candidat à l'élection présidentielle plaide, à nouveau, pour un durcissement de la justice des mineurs.

«Il y a toujours eu des hooligans dans les stades, aux abords des stades», a déclaré en préambule Gabriel Attal, au micro de RTL. «Ce qu'on constate depuis quelques années, c'est que maintenant, la casse, elle se fait même très loin des stades. Et que finalement, quand vous avez une victoire, tout de suite le réflexe pour un certain nombre de jeunes c'est d'aller casser un peu partout dans un certain nombre de villes», a-t-il soutenu. 

«Il faut un durcissement de notre justice des mineurs»

Le patron de Renaissance estime que ce phénomène constitue «un vrai changement de société» auquel il est nécessaire de «s'adapter». Plus tôt dans la journée, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, avait, lui, pointé «des scènes de guerre civile» sur RMC. Un champ lexical que Gabriel Attal se refuse à employer. «Ce ne sont pas les mots que je reprends. En tout cas, il y a un changement culturel», a insisté l’ancien Premier ministre. 

«Quelque part, quand vous avez des jeunes qui partent totalement à la dérive et qui font n'importe quoi, il faut évidemment les sanctionner, ça a aussi une valeur d'exemple, une valeur éducative. Mais s'ils en sont là, c'est déjà qu'il y a eu beaucoup de problèmes auparavant», a ainsi développé Gabriel Attal avant d’exposer les mesures qu’il préconise.

«On doit dès le plus jeune âge mettre le respect des règles, la vie en collectivité, le respect de l'autorité au cœur de l'école», a déclaré le patron de Renaissance. Celui-ci prône notamment la «création d'un conseil de discipline dès l'école primaire pour solenniser un certain nombre de sanctions» et un «barème national des sanctions» pour les établissements. «Il faut un durcissement de notre justice des mineurs», a-t-il ajouté.

Lors de son passage à Matignon, Gabriel Attal s'était emparé de ce chantier, avant de faire adopter, comme député, une proposition de loi en ce sens. Le texte avait néanmoins été en partie censuré par le Conseil constitutionnel. Lors d'un discours prononcé en septembre 2025, il avait notamment évoqué la perspective de «changer de cadre, y compris constitutionnel», arguant qu’il est «des cas où un mineur doit être jugé comme un majeur».
 

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