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Île-de-France : séduits par l'idée d'aller travailler à vélo, les Franciliens peinent toutefois à franchir le pas

«77 % des Franciliens se disent découragés par les transports en commun (rames bondées, retards) et 74 % par la voiture», rapporte l'étude. [Unsplash / ©François-Xavier Chamoulaud]

Si de plus en plus de Franciliens sont séduits à l'idée de rejoindre leur travail à vélo, le passage à l'acte est encore rare. Une étude OpinionWay révèle notamment que les habitants de la région parisienne demandent plus d'infrastructures adaptées pour franchir le pas. 

Une idée qui trotte dans la tête de plus en plus de Franciliens. Pour se rendre au travail, une grande majorité des Français privilégient leur voiture ou les transports en commun. Ces dernières années, un autre moyen de locomotion s'est largement démocratisé : le vélo. Ainsi, OpinionWay s'est intéressé à la tendance du «vélotaf», à savoir le fait de réaliser les trajets domicile-travail à vélo

L'étude, dévoilée par Lime, leader mondial de la micromobilité,  souligne un paradoxe très fort, notamment en Île-de-France, où les déplacements quotidiens cristallisent de nombreuses tensions : «Les Franciliens n'ont jamais été aussi séduits par les bénéfices du vélo (santé mentale, autonomie, économies), mais la réalité logistique du quotidien bloque encore le passage à l'acte», explique l'étude. 

Les franciliens lassés des transports

Si le choix du vélo est de plus en plus souvent évoqué, c'est d'abord à cause d'un ras-le-bol des modes classiques. Ainsi, «77 % des Franciliens se disent découragés par les transports en commun (rames bondées, retards) et 74 % par la voiture», rapporte l'étude.

Résultat, près de 3 salariés franciliens sur 10 (29 %) utilisent déjà le vélo pour aller au travail, mais seuls 13 % ont franchi le cap de le faire tous les jours. Pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à sauter le pas ? Certains avancent l'argument de la distance qui est vue comme un frein. La météo (47 %) et à la peur d'arriver en sueur (40 %) sont également citées au moment d'évoquer les craintes liées au vélotaf. 

«L'étude montre bien que les Franciliens ne demandent plus à être convaincus : ils cherchent surtout des infrastructures adaptées (52 % réclament des pistes continues) et des solutions aidées pour passer le cap», a conclu OpinionWay.

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