Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Meurtre de Lyhanna : Gérald Darmanin répond aux critiques et écarte l'idée de démissionner

Face aux accusations de dysfonctionnements de la Justice après le meurtre de la petite Lyhanna, 11 ans, Gérald Darmanin, a répondu, ce lundi 8 juin, aux critiques, écartant l'idée de démissionner et pointant «une défaillance qui ne tenait pas (à ses) instructions».

Une mise au point effectuée. Après avoir réuni, ce lundi 8 juin, à la Chancellerie les procureurs généraux pour leur demander une revue des plaintes concernant des enfants victimes dans le sillage du meurtre de Lyhanna, tandis que des associations féministes et de la protection de l'enfance ont appelé à des rassemblements devant les tribunaux, Gérald Darmanin s'est exprimé lors d'un point presse. 

Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte jeudi 4 juin dernier dans le Gers. Avant le drame, le principal suspect, Jérôme Barella, avait été visé par plusieurs procédures pour des accusations de viol et agression sexuelle sur mineure, sans avoir été entendu par les autorités. Une situation dramatique qui, pour le ministre de la Justice, s'est doublée d'attaques politiques, essentiellement de la part d'élus de gauche, l'exhortant à la démission.

«La question de ma présence (au gouvernement) se poserait si je n'assumais pas ma responsabilité», a toutefois fait valoir lundi Gérald Darmanin, écartant toute démission en considérant que les «défaillances» de la justice dans l'affaire Lyhanna «ne tenaient pas (à ses) instructions». 

«Est-ce que j'ai fait mon travail de garde des Sceaux ? L'Inspection le dira. Le Parlement est là pour le contrôler. Les médias peuvent en faire une discussion. En tout cas, j'essaie de réformer le ministère de la Justice», a poursuivi le garde des Sceaux.

Appel à la mobilisation générale

Dans ce contexte, Gérald Darmanin a appelé à «la mobilisation générale des magistrats après les défaillances mises au jour dans l'affaire du meurtre de la Lyhanna, en demandant «que nous puissions faire la vérité des chiffres aux Français, sur ce qui ne s'est pas bien passé dans l'affaire». 

«Est-ce que l'affaire Lyhanna est une affaire de défaillance ponctuelle ? (...) Ou est-ce qu'il y a de façon plus systémique de très nombreuses affaires comme celle-ci dans les cours d'appel et dans les parquets en France ? C'est l'inspection qui le dira», a encore appuyé le garde des Sceaux.

La veille, le ministre de la Justice avait déjà demandé aux procureurs généraux de reprendre d’ici au 14 juillet environ 70.000 plaintes liées à des mineurs, dans le contexte de l’affaire du meurtre de Lyhanna. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités