Le week-end prochain se tiendra l’édition 2026 de la Fête de la musique. Les fortes chaleurs annoncées sur l’ensemble du territoire pourraient toutefois compromettre les festivités, comme ce fut le cas en 2025.
Le thermomètre de la vie nocturne risque de s’affoler. Après un premier épisode caniculaire au mois de mai, de fortes chaleurs sont attendues dans l'Hexagone le week-end prochain. Les prévisionnistes de Météo-France ont, en effet, annoncé des températures pouvant atteindre 35 °C dans la journée du dimanche 21 juin, date attendue de la Fête de la musique. Ce rendez-vous annuel pourrait bien pâtir de ce coup de chaud, au grand dam des noctambules.
Si, pour l’heure, aucune annonce d’annulation n’a été formulée, les incertitudes restent grandes. Dans les faits, de fortes chaleurs peuvent entraîner une annulation locale si les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Coutumière des températures élevées, la Fête de la musique a, en effet, été plusieurs fois compromise lors de précédentes éditions. L’année dernière, notamment, plusieurs villes avaient préféré renoncer à leurs programmations, par mesure de précaution.
Ainsi, les villes de Tours, Chambray-lès-Tours ou encore Lagord avaient tout bonnement annulé ou déplacé certains de leurs concerts en 2025. Plusieurs communes avaient, de leur côté, pris des mesures spéciales afin d'anticiper d’éventuelles insolations. Certaines d’entre-elles avaient ainsi distribué des bouteilles d’eau, installé des robinets à proximité des installations scéniques ou encore aménagé des zones arrosées.
Un événement annulé à Limoges
La chaleur n’est toutefois pas la seule ombre qui plane sur les festivités. Après les violences qui ont émaillé la finale de la Ligue des champions, le 30 mai dernier, certaines communes accueillent la Fête de la musique avec réserve. A Limoges, les organisateurs d’un événement sur la Place Denis-Dussoubs ont ainsi préféré annuler par crainte d’éventuels débordements.
«Les commerçants m'ont appelé, ils étaient très inquiets, donc nous avons préféré annuler pour des raisons de sécurité», a ainsi confié à nos confrères de France 3, l’organisateur de cet événement, Junior Olivier Sénélas. «On voulait juste faire un bel évènement, mais on a vu des choses sur les réseaux sociaux qui ne présageaient rien de bon», a-t-il indiqué.