À l'occasion du sommet du G7 à Évian ce lundi, les autorités suisses et françaises déploieront un important dispositif de sécurité pour prévenir d'éventuelles tensions.
L'objectif : ne pas revivre les mêmes débordements qu'en 2003 lors du G8. Alors que la ville d'Évian s'apprête à accueillir le sommet du G7, de nombreuses interrogations subsistent en matière de sécurité. Car oui, le sommet se tient bien en France, mais la plupart des dirigeants arriveront par l'aéroport de Genève avant d'être transférés vers la France.
Pour assurer le bon déroulement de cet événement, les gouvernements français et suisse ont conclu un accord militaire. Ce dernier «a pour but d'assurer le bon déroulement des éventuelles activités conjointes contribuant à la sécurité, notamment sur le lac Léman et dans l'espace aérien», précise un communiqué du gouvernement suisse.
La Suisse mobilise jusqu'à 4.000 militaires en appui aux forces de police, tandis que la France a annoncé le déploiement de près de 16.000 policiers, gendarmes, militaires, pompiers et gardes-frontières autour de la ville thermale.
Des mesures de sécurité ont également été mises en place à la frontière franco-suisse. Vingt-cinq des trente-cinq points de passage routiers sont fermés depuis jeudi dernier, provoquant notamment des perturbations de circulation entre les deux pays.
Des dizaines de milliers de militants en 2003
Le 1er juin 2003, des dizaines de milliers de militants s'étaient notamment rassemblés à Genève. À l'époque, les manifestants défilaient pour dénoncer les politiques menées par les grandes puissances.
Commerces pillés, affrontements avec la police, blocages des routes... Malheureusement, ces mobilisations avaient été marquées par des violences commises par des groupes de casseurs.
La coalition «No-G7», qui regroupe des syndicats, des associations et des partis de gauche, a choisi de se mobiliser ce dimanche pour une «riposte internationaliste» aux politiques promues par le G7 et pour dénoncer «le fascisme et l'impérialisme».
En plus d'être la veille de l'ouverture du sommet, ce dimanche 14 juin correspond en Suisse à la journée annuelle de mobilisation contre les inégalités salariales et les violences sexistes.