Ce lundi à 14 heures, le Conseil d'État examine le recours des opposants à l'autoroute A69 Toulouse-Castres, qui contestent la décision de la cour administrative d'appel de Toulouse validant l'autorisation environnementale du chantier.
L'autoroute A69 reliant Toulouse à Castres va-t-elle voir le jour ? Le Conseil d'État examine ce lundi le recours des opposants au projet de l'autoroute A69, dont la validité a été confirmée par la cour administrative d'appel de Toulouse.
La plus haute juridiction administrative doit se prononcer sur la légalité de l'arrêt rendu le 30 décembre 2025 par la cour administrative d'appel de Toulouse. Cette décision avait validé l'autorisation environnementale du chantier et permis la poursuite des travaux, toujours en cours entre la Haute-Garonne et le Tarn.
La cour administrative d'appel était revenue sur un jugement du tribunal administratif de Toulouse qui, en février 2025, avait suspendu le projet d'autoroute faute de «raison impérative d'intérêt public majeur», condition requise pour déroger à la protection des espèces protégées.
Un collectif d'opposition mobilisé
Il est l'heure pour le Conseil d'État de remettre le Tarn sur le droit chemin», a affirmé le collectif d'opposants à l'A69, La Voie est libre (LVEL), dans un communiqué.
«Le Conseil d'État n'aura d'autre choix que de corriger l'erreur de droit manifeste commise par la cour administrative d'appel de Toulouse», assure le collectif.
LVEL a également critiqué l'ouverture d'un premier tronçon de 9 km entre Gragnague et Verfeil (Haute-Garonne), le jeudi 4 juin.
«La bretelle A680 reliant l'A68 à l'A69, qui existe depuis 1996, est aujourd'hui reclassée en A69. Le chantier de l'A69 balbutie encore, il est grand temps de l'arrêter !», martèle le collectif.