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«Un droit à la réplique populaire» : l’Insoumis Bally Bagayoko juge légitime de «siffler la Marseillaise», la droite s'indigne

Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a été critiqué par le Rassemblement national. [Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

De nombreux cadres politiques ont dénoncé les propos du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui a considéré que «siffler la Marseillaise» pouvait être un «droit légitime».

Une sortie qui a indigné une partie de la classe politique. Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Opinion ce mardi, la maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a estimé que «siffler la Marseillaise» dans les stades de football pouvait être un «droit légitime».

«Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d'ici mais aussi de là-bas», a précisément déclaré, en amont de la rencontre entre la France et le Sénégal, dans le cadre de la Coupe du monde de football

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir. «Siffler la Marseillaise n'est pas un « droit ». C'est un mépris assumé pour ce qui unit les Français et envers ceux qui ont servi la France et la défendent chaque jour», a répondu ce mercredi le Rassemblement national dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux.

Plutôt dans la journée, le président du parti Jordan Bardella s’est questionné sur le «cynisme électoral» auquel pourrait faire preuve le maire de Saint-Denis. 

«Carton rouge» 

Du côté des Républicains, le secrétaire général Othman Nasrou a considéré que La France insoumise franchissait «une nouvelle étape», à savoir «la haine de la France pleinement assumée». 

A gauche, le député européen socialiste a adressé, sur LCI, un «carton rouge» à l’encontre du maire de Saint-Denis. 

Pour rappel, c'est dans cette ville, au Stade de France, que la Marseillaise avait été copieusement sifflée pendant un match de foot entre la France et l'Algérie en 2001. Depuis une loi de 2003, le fait «d'outrager publiquement l'hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7.500 euros d'amende».

Un portrait d'Emmanuel Macron retiré

Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko a plusieurs fois suscité la polémique auprès de la classe politique. Le 6 mai dernier, celui-ci avait indiqué à l'AFP que le portrait du président Emmanuel Macron resterait «décroché» dans son bureau, en réponse au préfet de la Seine-Saint-Denis qui lui demandait de respecter «la tradition républicaine».

Bally Bagayoko avait déclaré qu'il laisserait ce portrait retourné «tant que la République n'était pas en capacité de corriger les inégalités». 

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