Afin de détecter toute consommation de drogues au sein de l’Etat, Sébastien Lecornu a dévoilé les grandes lignes de son projet de loi dans un entretien accordé au Parisien.
Les plus hautes sphères de l’Etat dans le viseur de Sébastien Lecornu. Dans un entretien dans Le Parisien, le Premier ministre est revenu sur son plan de lutte contre les stupéfiants dans les administrations françaises.
Dans une circulaire datée du mardi 16 juin, relayée par Politico, Sébastien Lecornu demande aux membres de son gouvernement «d'organiser (...) des dépistages inopinés et obligatoires, sous la forme de tests salivaires» dans leurs cabinets, auprès des hauts fonctionnaires ou encore des agents ayant accès à des «informations sensibles» ou disposant d'une «habilitation» notamment dans la défense ou la sécurité.
Dans son entretien, le chef du gouvernement a indiqué qu’il souhaitait appliquer ces directives dans le privé par le biais d’une feuille de route précisant que les employeurs pourront l'utiliser afin de renforcer leur politique de lutte contre les drogues.
Dans cette veine, un site Internet baptisé leprixdeladrogue.gouv.fr sera mis en ligne, ce samedi 20 juin. Le 29 juin, celui-ci sera accompagné d’une campagne de sensibilisation dans les transports en commun et les commerces.
La corruption en première ligne
Pour ce qui est des sanctions, Sébastien Lecornu entend également faire passer de 200 à 500 euros l’amende visant les consommateurs de stupéfiants. Une contravention qui pourrait aussi être complétée par une suspension du permis de conduire.
Enfin, le Premier ministre souhaiterait apporter une modification du Code pénal pour punir les élus locaux et les agents publics qui «cautionnent» ou qui «dissimulent» du trafic de drogue sans les dénoncer aux autorités.
Si aucune statistique n’est disponible concernant l'utilisation de stupéfiants dans les plus hautes sphères de l’Etat, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a dénombré 1,1 million de consommateurs de cocaïne en 2025.